Les locataires privés du gaz de ville

ça fait maintenant plus de 2 ans que le gaz de ville a été mis en service dans le chef-lieu de la commune de Boghni à la satisfaction de ses milliers d’habitants. Mais, le taux de couverture des foyers par cette commodité n’a pas atteint le taux espéré à cause des difficultés rencontrées dans les opérations de raccordement des habitations. Parmi les cas qui ont suscité la réaction des citoyens de la ville, on peut citer celui de la Cité des 48 logements abritant 46 familles, toutes locataires puis propriétaires après avoir honoré totalement le payement de leurs appartements. Situé en plein centre du périmètre urbain, sur la rue des frères Mammeri jouxtant le marché hebdomadaire, ce bloc de logements a été construit par l’entreprise Ecotraba, actuellement en liquidation après de longues années de présence dans le secteur du bâtiment. Aujourd’hui, la conception et la réalisation de ces 48 logement APC – CNEP est remise en cause d’autant plus que les travaux de viabilisation présentaient une multitude d’anomalies, à l’exemple du nombre de placards prévus dans les cages d’escaliers. Ils devaient servir pour l’installation des compteurs d’électricité, de gaz et d’eau ainsi qu’un autre en réserve. Or, selon les habitants, seuls deux placards ont été conçus par le maître d’œuvre, ce qui constitue au demeurant une entrave supplémentaire pour effectuer les branchements de gaz. A cet effet, un groupe d’habitants a adressé des requêtes à l’APC et à la CNEP pour y remédier à cette situation mais en vain, car chacun des partenaires rejette la balle vers l’autre – et dégager en même temps sa responsabilité – en évoquant toujours le fait que l’entreprise qui a réalisé cette cité est frappé par une mesure de dissolution. Pour Sonelgaz, elle conditionne son intervention sur le terrain par la mise en conformité des lieux avec les normes de sécurité exigées pour effectuer les raccordements. Par ailleurs, nous avons appris que les locataires mécontents ont l’intention de se constituer en groupe pour faire valoir leurs droits. Ils pensent même lancer une opération de cotisation pour financer les travaux de mise en place des placards qui manquent afin, disent-ils, de rejoindre le train du développement.

M. Haddadi