L’aménagement urbain à Taourirt fait presque défaut. Au centre du village, haut perché sur une colline, les ruelles ne sont ni bétonnées ni pourvues de caniveaux.
Quand tombe la pluie, elles deviennent boueuses et impraticables, sans omettre toutefois les dévalements des eaux de pluie qui engorgent le village, créant des flaques d’eaux qui tardent à tarir. L’assainissement est presque inexistant : ce sont des rigoles aménagées par les ménages qui évacuent les eaux usées vers des fosses septiques, au meilleur des cas, quand ce n’est pas les fossés de la Route nationale 05 qui les reçoivent carrément, donnant au village un aspect désolant. Les trottoirs sont inexistants: les piétons sont obligés de marcher sur des accotements cahoteux et bossus en débordant, au péril de leur vie, sur la RN 05 très dense en trafic routier.
Cette situation renseigne, on ne peut plus clair, sur l’incapacité des autorités locales à effectuer des travaux d’aménagement au motif que l’APC, selon un élu, n’est pas suffisamment solvable afin d’améliorer le cadre de vie des citoyens qui n’en demandent pas mieux.
Le village a besoin, pour l’exemple, d’implanter un réseau d’assainissement d’une quinzaine de kilomètres, ce qui n’est pas dans les cordes de l’APC pour le moment.
Y.S.
