Il est des phénomènes complètement étrangers à la société kabyle en général et les villages en particulier. Nul n’aurait prédit qu’un jour nos villages allaient devenir le théâtre d’actes d’agression sur des personnes âgées ou de cambriolages d’habitations et que sais-je encore.
Assi Youcef, à l’instar d’autres contrées reculées, avait de tout temps, été un havre de paix, où ses habitants vivaient dans une tranquilité et une dignité inébranlables.
Ces derniers temps, cette localité est gangrenée jusqu’à souffrir le martyre, par la recrudescence d’agressions et de vols « multiformes ».
Plusieurs personnes âgées ont été victimes d’agressions physiques sur leurs propriétés. La dernière en date contre un homme de quatre-vingts ans qui a payé les frais de ces agressions en recevant des coups sur le visage et les épaules, le contraignant à plusieurs jours d’alitement.
Un autre fonctionnaire beaucoup plus jeune que le premier a été délesté de son micro-ordinateur portable à quelques pas de chez lui. Et sa machine n’a toujours pas été restituée. Un autre septuagénaire s’est également fait tabassé en voulant se rendre à une veillée mortuaire.
Et comme si ces agressions sur des personnes n’ont pas suffi, les auteurs de ces délits ont enregistré également des intrusions nocturnes et « semi-nocturnes » dans des commerces, comportant avec eux, ce qui est « transportables ».
C’est l’exemple de cette menuiserie située au milieu de beaucoup d’autres commerces et d’habitations, en face même d’un café très fréquenté, et qui a été cambriolée à un moment où la circulation est encore plus ou moins dense.
C’était comme un jeu d’enfants, le local a été vidé sans qu’aucun d’eux ne s’en rende compte.
Et ces exemples ne sont pas les seuls et la liste peut être plus longue. La situation est tellement critique que la population alerte les pouvoirs publics pour vite réagir, car cela ne doit pas durer, et à qui le tour ?
C. Larbi
