l Publié aux éditions Madani, situées dans la willaya de Béjaïa, La Rose est un recueil de poésie agréable. Koudir Oulhaci nous berce avec ses écrits poétiques. Même si la poésie, de part le monde, demeure le style littéraire le moins lu et le moins vendu, des femmes et de hommes ne cessent d’écrire et d’émerveiller leurs lecteurs. Aujourd’hui même dans les pays où il y a un grand lectorat, le tirage des livres de poésie se situe, souvent, entre 500 et 1000 exemplaires. Chez nous, c’est un vrai défi de publier la poésie.
« Seulement des phrases et des mots
Venant du fond du coeur Avec les pleurs de mon stylo
Qu’explique sa belle couleur
Azurée comme le ciel là-haut
Mon stylo qui trace comme un laboureur
Ces points qui ressemblent à des oiseaux
Et des papillons qui se posent sur les fleurs
Le laboureur qui est mon stylo
Qui fait découvrir le beau rêve
Puis des virgules et des points
Expliquant mes
Revenir à la ligne à nouveau
Des exclamations qui t’imposent le bonheur
Qui commencent par des aveux et cadeaux
Aimer avec ardeur
Sans crainte sans défaut Vivre chaque instant et heure
En laissant le temps devenir berceau Tant ce berceau demeurera sauveur Saveur dans ce grand désert sans eau Qui finit la lettre de mon cœur », écrit le poète. Ces passages et tant d’autres nous laisse rêver tout au long des 31 pages qui composent ce petit livre. Un petit bijou dont on ne lasse guère. Oulhaci s’inspire de la vie de tous les jours et impose son style simple et beau. Sur Béjaïa, il écrit :
« Fantastique ville
Boulimat et son île et la piste de Gouraya
Un parcours tranquille
La vue de profile
De la merveilleuse Béjaïa. De la brise jusqu’à Ighil C’est les bouts de fils Et l’entrée par la Skala… Bougie et sa beauté fragile …De la pureté Kabyle comme l’ancêtre Massinissa. » On peut lire aussi dans un autre poème :
« Lumières présente. Elle est encore… Celle qui assassiné mon souhait En me laissant comme un mort.
Dans le chagrin à jamais
Sans pitiés ni remords
Elle est là, à me regarder
A regarder faiblir mon corps
Et la peine m’achever
Elle admirait la scène et le décor La fin d’une âme qui a souffert
Elle est là et pas dehors là tout près à me torturer Comme si j’avais tort
Le tort d’aimer, de l’aimer Car son amour est le plus fort
Et mon cœur insensé…
Rêver de roses J’attends jour après jour : mois après mois.
La saison du grand amour
Sur ma tête un chapeau
Le sable souvent chaud
J’attends jour après jour
La saison du grand amour
Leurs feuilles perdues continue
C’est l’automne sur les feuillages
Mois après mois
La neige et la pluie
Les étoiles qui fuient…
C’est l’hiver aujourd’hui
Mois après mois
Je vois les jardins pleins de couleurs
La verdure et ces douceurs
C’est le printemps des roses et des fleurs
Mois après mois Celle qui assassiné mon souhait En me laissant comme un mort
Dans le chagrin à jamais
Sans pitiés ni remords
Elle est là à me regarder
A regarder faiblir mon corps
Et la peine m’achever
Elle admirait la scène et le décor La fin d’une âme qui a souffert Elle est là et pas dehors là tout prés à me torturer Comme si j’avais tort Le tort d’aimer, de l’aimer Car son amour est le plus fort Et mon cœur insensé Rêver de roses J’attends jour après jour : mois après mois
La saison du grand amour
Sur ma tête un chapeau
Le sable souvent chaud
J’attends jour après jour
La saison du grand amour
Leurs feuilles perdues continue
C’est l’automne sur les feuillages
Mois après mois
La neige et la pluie
Les étoiles qui fuint
C’est l’hiver aujourd’hui
Mois après mois
Je vois !es jardins pleins de couleurs
La verdure et ces douceurs
C’est le printemps de roses et fleurs.
Mois après mois. » Koudir Oulhaci a mis au monde un remarquable recueil de poésies. Ses écrits si simples et d’une beauté excise nous procurent une jouissance renouvelée. Même si certains poèmes sont moins réussis que d’autres, La Rose est un livre qui mérite d’exister.
Y. Ch.
