L’école primaire de Aïn Skhouna (4 km à l’est de Bordj Menaiel), vit une situation préoccupante. Murs fissurés, poteaux crevassés, absence de poêles et de cantine ainsi que le déficit en eau potable sont entre autres le lot réservé aux potaches de cette région. « Même les plus hautes autorités sont au courant des insuffisances qui nuisent à la scolarité de nos enfants, mais ils n’ont rien fait pour y remédier », s’indignent quelques habitants de cette région. « Il est temps de tirer la sonnette d’alarme sur cette situation », ont-ils ajouté.
Après le refus du directeur de nous recevoir, un membre du comité dudit village nous dira que cette école bâtie en 1965 regroupe aujourd’hui six salles après l’aménagement d’une sixième classe en cantine.
Le séisme du 21 mai 2003 a fortement endommagé cet établissement et les travaux qui ont été entamés à la hâte, n’ont pas mis fin au calvaire des élèves. « En sus du problème de la vétusté des classes, les élèves sont exposés au froid tout au long de l’hiver ».
Par ailleurs, à défaut d’eau potable dans les robinets, cette école s’alimente en la matière par l’envoi par les services concernés d’une citerne chaque semaine, avec tous les risques que cela peut engendrer.
Les élèves étanchent leur soif par l’eau de cette citerne.
D’un autre côté, les habitants déplorent l’absence de cantine, « on n’accepte plus de voir nos enfants prendre des repas froids à l’extérieur de l’établissement », ont-ils averti. « On a alerté les autorités concernées à maintes reprises afin d’améliorer la situation de nos potaches, mais malheureusement aucune suite n’a été réservée pour cela », s’indignent quelques habitants amèrement. Aujourd’hui ces citoyens disent ne savoir plus à quel saint se vouer.
K. Mourad
