Au cours du meeting qu’il a tenu la semaine dernière à Bouira, Amara Benyounes, secrétaire général du dynamique parti de l’UDR, a rappelé que selon une étude du Bureau international du travail (BIT), la durée du rendement du travail en Algérie est de 39 minutes. Autrement dit, sur les six ou les sept heures de travail qu’il est censé faire dans la journée, l’Algérien ne fournit que 39 minutes de travail réel ! Ainsi, sur les 360 minutes d’une journée de six heures, il fournit à peine un peu plus de dix pour cent de travail : on se demande alors ce qu’il fait de son temps ! Certes, l’homme n’est pas une machine rivée à son poste, ne faisant que travailler sans arrêt mais 10%, c’est tout de même exagéré ! Et quand on additionne par le nombre d’employés le nombre de minutes perdues, c’est par milliers d’heures que se chiffre le préjudice pour l’économie nationale. L’absentéisme, très élevé dans le pays, explique en partie ce chiffre étonnant, ainsi que, en matière d’échanges avec l’étranger, I’abandon du week-end universel, qui réduit le nombre de jours ouvrables mais il y a aussi les comportements négatifs : laissez-aller, négligences, incompétence dans certains cas… Le droit au repos est un droit arraché par les travailleurs, autrefois exploités sans merci, sans congé hebdomadaire ni annuel mais ce droit que personne ne remet en cause, a pour corollaire le devoir au travail. C’est par le travail sérieux et fécond que les pays se développent et que les richesses se créent, au profit de la société entière. En ces jours où la classe ouvrière dans le monde célèbre le premier mai, la Fête des travailleurs, c’est sans doute une vérité qu’il n’est pas inutile de rappeler pour nous corriger !
S. AÏt Larba
