Ceci donc n’est pas sans conséquences fâcheuses, puisque les assiettes occupées illicitement connaissent des dégradations sans égales que ce soit aux terres ou aux plantations, plus particulièrement l’olivier, la spéculation première de la ferme. Pis encore, certaines parcelles occupées par ces propriétaires fictifs ont été interdites à la ferme de les exploiter, en argumentant leur refus par «nous habitons sur place, alors c’est à nous que revient la récolte de la production et toute autre personne qui s’aventurera sera chassée». Une menace sérieuse, puisque lesdites parcelles se trouvent être abandonnées et livrées aux mains de ces squatteurs, sans que des mesures ne soient prises à même de rendre à Cesar ce qui lui appartient. Un phénomène qui a tendance à être «encouragé par les pouvoirs publics» nous font savoir certains spécialistes du secteur qui s’interrogent : «comment a-t-on osé rester indifférent à ce bradage et à la mise à genoux de l’agriculture ?». Un autre phénomène qui mérite d’être signalé est celui des indus occupants ayant bénéficié de logements sociaux dans le cadre de recasements durant l’année 2001, et qui préferent continuer à habiter dans leurs gourbis et mettent à la vente leurs logements. D’autres, par contre, plus rusés, ont vendu leurs bidonvilles à un prix symbolique avant d’emménager dans leurs nouvelles demeures. Pourquoi parle-t-on de recasement si le bénéficiaire de logement occupe toujours les lieux sachant que le statut d’induoccupant lui permettra à lui et à sa progéniture d’ouvrir droit à une habitation adéquate ? Alors, au lieu de procéder à la démolition de ces taudis implantés sur les terres de l’Etat à vocation agricole pourtant, on continue à encourager la création de bidonvilles avec tous les facteurs nuisibles et désolants par leur transformation en lieu de prostitution, de débits de boissons alcoolisées et en endroits de rencontres de toute nature. Avec tout le privilège et l’avantage accordés à l’induoccupant par ces différentes exploitations et son élevage sur les terres de la ferme. Le travailleur de cette même unité par contre se trouve être non payé depuis presque une année.
A. S.
