Lorsque la neige descend des hautes cimes et s’étend aux villages, beaucoup de choses changent. Le manteau blanc ne manque pas d’avoir une influence sur la vie et même sur le comportement des gens.
Cette année, elle a tellement tardé qu’on ne l’attendait plus. Les gens appréhendaient la sécheresse et s’inquiétaient déjà de ce que sera l’été avec les pénuries d’eau, mais c’était compter sans Dame Nature qui ne l’entendait pas de cette oreille.
Il faut, en effet, reconnaître que « Thimgharin » ou « Aheggan » ne peuvent passer sans marquer leur présence. Ainsi, après plusieurs jours de pluie qui ont gorgé d’eau le sol, la neige vient de perturber notre quotidien en l’espace de quelques heures. La plupart des écoles ont renvoyé leurs élèves durant l’après-midi de samedi.
Ces vacances « tombées du ciel » font le bonheur des potaches qui s’adonnent à d’interminables parties de boules de neige.
Il n’est d’ailleurs pas recommandé de s’aventurer aux abords des établissements scolaires si on ne veut pas partager leur jeu favori. La circulation automobile devient difficile ou impossible sur les hauteurs, vers Iferhounene où il est tombé de grandes quantités de poudreuse.
Les pères de familles paniquent, surtout que personne n’a prévu la dégradation des conditions climatiques qui refont subitement leur apparition.
Cependant, ces trombes d’eau qui ne cessent de tomber inquiètent autant que le spectre de la sécheresse car si le mauvais temps persiste, les risques d’éboulement et d’effondrement des vieilles habitations augmentera.
Nacer B
