Mis à part quelques citoyens, soit disant aisés, pour la plupart des familles dont au moins un membre perçoit une retraite en monnaie française et possédant un véhicule familial, le reste de la population à Aguemoun endure le calvaire au quotidien à cause du manque flagrant de moyens de transport,du moins pour rejoindre le chef-lieu de la daïra d’Adekar.
Tout à fait, pour un village avec une population qui dépasse les mille habitants, les deux fourgons qui assurent la navette entre ledit village et le centre d’Adekar paraissent largement dérisoire de sorte à répondre aux besoins permanents des habitants de cette localité. Ainsi, s’agissant de fonctionnaires ou de simples chômeurs se rendant au chef-lieu pour une quelconque commodité, la situation est assez délicate.
En effet, ces gens là, que ce soit au village ou à l’arrêt de bus d’Adekar c’est presque le même scénario. Les citoyens se voient pénaliser des heures durant avant de voire apparaître un de ces fourgons, car paraît-il, ces derniers ne bougent pas de leurs places qu’une fois archi pleins et terminant leurs journées avant 16 h, ce qui complique à plus d’un degré, l’état des différents travailleurs au chef-lieu de la daïra d’Adekar. Par ailleurs, le transport scolaire fait grandement défaut dans ce village, étant donné que les deux bus mis à la disposition des élèves du cycle moyen et du cycle secondaire, et ce malgré le système de transport de ces scolarisés, en trois vagues, n’arrivent guère à satisfaire les besoins de ces élèves. Du moyens ou du secondaire, ces élèves arrivent chaque jour en retard à leurs établissements, notamment ceux de la troisième vague. Prenant leur mal en patience, les habitants du village Aguemoun, toutes catégories confondues, espèrent voir un jour leur situation s’améliorer, d’autant plus que cet état de fait perdure depuis des années sans toutefois avancer d’un pouce.
Mohamed Haddad
