Le suicide est un phénomène qui fait des ravages et qui fait peur. Pour sensibiliser aussi bien les jeunes que les autres, l’association Tighri du village d’Ath Houa El Hadj a programmé, avant-hier, une journée de sensibilisation devant son siège. La commission « Suicide », de la Ligue de prévention pour la sauvegarde de la jeunesse et de l’enfance de Tizi Ouzou a animé une conférence à l’intention de plusieurs personnes constituées en majorité de femmes venues de villages et des hameaux avoisinants. Le conférencier, le Dr Bouzidi, chef de service psychiatrie du CHU de Tizi Ouzou, accompagné de Mlle Cherfaoui, présidente de la commission, des Docteurs MM. Hend Ouyahia et Hakimi, a cerné le phénomène sans pour autant trop s’y attarder. En décortiquant les différentes facettes de ce fléaux, M. Bouzidi a beaucoup insisté sur l’importance de la vie de tout un chacun. «C’est quoi la vie ?», a-t-il demandé à l’assistance. « L’être humain ne doit pas oublier qu’il possède des atouts pour vivre, il y a son équilibre, sa santé, son environnement et bien sûr ses valeurs », a-t-il ajouté. Les autres intervenants n’ont pas manqué d’aborder les différentes solutions qu’il faut apporter pour éviter ce désastre. Certes, certains disent que les personnes candidates au suicide sont les déséquilibrés psychologiques et qui ont des problèmes sociaux. Pour les conférenciers, rien de tout cela « Comment éviter ce désastre ? », telle est l’autre question. Il faudrait axer sur l’écoute, la communication : Le milieu familial doit jouer pleinement son rôle. Après que les psychologues, en l’occurrence Melle Naït Saïd et Yahiaten, eurent intervenu, les langues se sont déliées. Beaucoup de questions furent posées aux conférenciers. Une fiche d’évaluation a été distribuée pour recueillir des informations concernant ce phénomène. Cette conférence a été clôturé, par un recueillement de la commission et des membres de l’association sur la tombe de Chaïbet Hocine, l’un des martyrs du Printemps noir, inhumé à Ath Yahia Moussa, le 28 avril 2001.
Amar Ouramdane
