l Inauguré en 1987, le collège d’enseignement moyen baptisé au nom du chahid Meddour Rabah est dépourvu de cantine scolaire. Pourtant, les élèves scolarisés dans cet établissement arrivent de villages situés à plus de trois kilomètres pour certains. Les collégiens du village El Hammam ainsi que ceux d’Ath Abdellah sont les plus pénalisés. Après vingt ans d’existence, ce problème a été soulevé par le comité de village Tadukli. Un projet de réalisation de restaurant scolaire a été finalement retenu par la tutelle pour cette école. Le choix de terrain a été fait avec la contribution efficace du comité qui a pu dénicher un site dans un village où les terrains pouvant être utilisés à ce genre de réalisation n’existent pas. Selon une source proche du comité, il est attendu que cette cantine soit lancée incessamment. « Si le projet a quelque peu été retardé, c’est parce qu’il y a beaucoup de procédures administratives à surpasser », nous a précisé notre source. Ainsi, ce projet viendra à point nommé soulager les futures générations car pour les autres elles avaient énormément souffert quand on sait que dans un village il n’y a ni restaurant ni encore moins de restauration rapide. A Tafoughalt, ce grand village de la commune d’Aït Yahia Moussa, les infrastructures scolaires répondent largement aux besoins des élèves. Cette grappe de villages comptent plus de cinq mille habitants. Elle dispose d’un CEM et de deux écoles primaires alors qu’une troisième est en cours de réalisation après une dizaine d’années de retard. « L’école d’Iaâzavène a été accordée en 1996 mais pour beaucoup de raisons, notamment l’inexistence d’un terrain communal, elle a été retardée pour la procédure d’expropriation », nous a expliqué un ancien membre de l’association Tiwizi, qui a activé au sein du village durant presque dix ans. En tout cas, sous la houlette du comité Tadukli, ce village fait de grands pas en avant dans la réalisation des infrastructures de base et d’autres commodités au service du citoyen surtout dans l’alimentation en eau potable qui sera définitivement réglée avec les deux opérations inscrites pour cette année : réalisation d’un nouveau réservoir d’eau et restauration de tout le réseau de distribution qui reste insuffisant et vétuste.
Amar Ouramdane
