Arrivée des premières cigognes accompagnées de…mouettes

Dès la fin du mauvais temps de la semaine écoulée, quelques couples de cigognes ont fait leur apparition mais fait nouveau, elles sont accompagnées, cette année, par des groupes de mouettes qui ne les lâchent pas d’une plume et imitent tout leurs gestes, peut-être par le seul fait que ces mouettes se retrouvent en terre inconnue à laquelle elles ne se sont pas encore adaptées.

L’apparition de ces mouettes qui se sont éloignées de leurs lieux naturels (côtes) coïncide avec la mise en service du barrage « Thilesdit » dans la commune de Bechloul. C’est vraisemblablement ce barrage qui les a attirées ; en tout état de cause ces deux espèces d’oiseaux migrateurs nous donnent une bonne leçon de proximité et de cohabitation ; même durant la nuit, il est facile de contemplanter ce regroupement dés le début de soirée au niveau des arbres de pin d’Alep du square de la ville de Bouira, à proximité du CEM Ibn Khaldoun. Les cigognes se sont accommodées de la présence des mouettes et ne donnent aucun signe d’agacement même quand elles viennent picorer sur leur long cou : une tolérance qu’on aimerait bien voir chez les hommes. Le seul sujet d’inquiétude de cette proximité est le risque de contamination du virus de la grippe aviaire, étant donné que les cigognes émigrent durant les saisons humides vers l’Europe, d’où elles pourraient ramener cette maladie : une probabilité sur laquelle doivent se pencher les services concernés.

Les mouettes (hirondelles de mer) étant voisins de ces oiseaux vivent très proches de l’homme, particulièrement les marins. A proximité du village Ath Yavrahim, elles se mélangent aux pigeons domestiques qui ne montrent aucun signe d’hostilité à leur égard : ils partagent le même gîte dans une maison inhabitée mitoyenne de l’école primaire, fermée elle aussi depuis plusieurs années. Espérons que toute cette volaille qui gravite autour d’eux et se trouve dans les zones inhabitées soit indemne et ne porte pas en elle ce dangereux virus. L’idéal serait de lancer une campagne de sensibilisation qui toucherait les zones reculées de la région.

Omar Soualah