L’Algérie est le premier partenaire de la France

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Le chef de la diplomatie française, Philippe Douste-Blazy, a rappelé avant-hier à Paris, lors de la présentation de la politique de partenariat renforcé avec les pays du Maghreb, que la relation de la France avec ses voisins du Sud

 » sont profondes, uniques et constituent un capital exceptionnel pour la France d’aujourd’hui et de demain « . Devant les ambassadeurs des cinq pays de l’UMA et plusieurs dizaines d’artistes et écrivains, Douste-Blazy a indiqué que cette dernière repose sur divers volets. Il s’agit, selon le ministre français des AE, du développement de partenariats durables dans le domaine de la formation et de la recherche, du renforcement des relations entre les sociétés civiles et le développement des instruments du dialogue politique. Concernant par ailleurs, les relations entre son pays et l’Algérie, le locataire du Quai d’Orsay a répondu ceci  » les relations entre les deux pays sont excellentes, je ne le dirais pas si ce n’était pas le cas « . L’Algérie, qui est considérée comme premier partenaire commercial de la France sur le continent africain, a enregistré un progrès remarquable dans le domaine du commerce bilatéral.

En effet, les échanges entre la France et l’Algérie ont presque doublé en dix ans. A cet effet, les importations en provenance d’Algérie ont atteint l’année passée 4,1 Mds et les exportations vers notre pays 4 Mds _. La flambée des prix du pétrole, a, en effet, faussé la donne des échanges français vers notre pays. Ces derniers considérés traditionnellement excédentaires sont devenus, pour la 1ère fois, déficitaires vis-à-vis de l’Algérie. Cependant, la France demeure le premier fournisseur de l’Algérie. Les investissements français en Algérie ont atteint, l’année écoulée 222 millons. Un montant qui a permis de classer la France en 2e position derrière les Etats-Unis. Sur la période 1998-2006, ce pays est le second investisseur étranger en Algérie avec un flux cumulé de 767 M. Au chapitre de coopération avec notre pays, l’aide française pour l’exercice 2005 est de l’ordre de 205 millions. Pour cette année, le département des Affaires étrangères français, a accordé 13 millions de crédits, dans divers domaines. Il s’agit, primo, de la formation des élites, et ce, par un soutien à la réforme de l’enseignement supérieur et au développement de la recherche scientifique dans le but de l’édification d’une société du savoir. Secondo, de l’appui à l’Etat de droit et à la bonne gouvernance, ainsi qu’au développement de la coopération décentralisée et de la coopération avec la société civile. L’enseignement de la langue de Molière a été également renforcé d’une part dans plusieurs établissements scolaires, à savoir le lycée Alexandre-Dumas et l’école primaire d’Hydra, et d’autre part par la mise en place d’une école doctorale. Il est à signaler que dans le même sillage, les villes d’Alger, Annaba, Oran, Constantine et Tlemcen accueilleront dans le proche avenir cinq centres culturels. Pour sa part, l’Agence française pour le développement (AFD), qui est présente dans notre pays depuis 1967, est autorisée à intervenir au Maghreb sous forme de prêts depuis 1992. A cet effet, le montant total de ses engagements est estimé à 368,7 millions. Ses axes d’intervention sont, l’amélioration des conditions de vie des populations, notamment par restructuration des quartiers urbains dégradés, eau potable, reconstruction des zones touchées par le séisme du 21 mai 2003, modernisation des transports ferroviaires ainsi que l’appui au développement et à la mise à niveau des PME/PMI en améliorant leur accès aux financements bancaires, en octroyant des financements directs sous forme de crédits concessionnels. Pour rappel, la diaspora algérienne établie en France est estimée à 900 000 dont 450 000 binationaux et 22 000 étudiants. Par contre, plus de 22 000 Français dont 19 300 binationaux vivent dans notre pays.

Salah Benreguia

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