Réunis en session extraordinaire, les membres du bureau exécutif de la Fédération des fils de chahids de la wilaya de Tizi Ouzou (FFC) ont énergiquement condamné « l’agression policière aveugle et sans ménagement des filles, fils et même veuves de chahids venus défendre pacifiquement leurs justes revendications… «
Cette réunion, exclusivement consacrée à l’évaluation de l’action (empêchée) de mardi dernier, a également permis de dégager un franc satisfecit quant à la formidable mobilisation de l’ensemble des ayant-droits de chouhada, lesquels ont massivement répondu à l’appel de leur organisation. Parallèlement à cela, la FFC a dénoncé l’interpellation « musclée » de nombre de ses militants. Certains d’entre eux auraient même été « interrogés puis fichés, comme de vulgaires criminels », lit-on dans une déclaration rendue publique dans la journée d’hier par la FCC. Ce même document a également traité d’un autre sujet d’actualité tout aussi brûlant, celui inhérent aux propos du secrétaire général de l’ONM, Saïd Abadou, lequel affirmait dans un quotidien national que « les fils de chahids n’auront rien ! ». La FFC qui se dit avoir pris acte de ces déclarations affirme, dans ce document que « les propos du SG de l’ONM cachent mal une attitude discriminatoire, voire de mépris à l’égard des fils et filles de chahids, en s’empressant de rejeter leurs revendications, sans qu’il soit consulté (… ).
Le ton du communiqué devient plus acerbe quand la fédération affirme que « M. Abadou, qui fait preuve d’un parti pris flagrant, se trompe d’adversaire (… ) et il manifeste son soutien aux réseaux de connivence et d’intérêts où pullulent des baroudeurs de la 25e heure, dont il s’empresse de blanchir un passé révolutionnaire douteux »…
Enfin, la FFC qui appelle à la solidarité, exhorte l’ensemble des ayant-droits de chouhada à rester unis, mobilisés et vigilants pour arracher leurs droits contenus dans leur plate-forme de revendications.
Omar B.
