Trois villages d’Aït Oumalou ont été choisis pour se voir affecter des projets de proximité de développement rural intégré.
Arous, Thanouarth et Ifnaiene vont donc prochainement bénéficier d’actions collectives de mise à niveau infrastructurelles et de projets individuels portés par les ménages, selon des thèmes fédérateurs à contenu prédéterminé.
La tâche a été ardue pour ne pas dire précipitée. En l’espace de quelques jours, il fallait parcourir la nomenclature, prendre connaissance des modalités de montage du projet, choisir des villages pour l’application selon les thèmes fédérateurs, effectuer les enquêtes auprès des ménages pour prendre connaissance de leurs désirs en matières d’actions individuelles puis penser et choisir les actions collectives. Il restait ensuite à remplir les canevas et les faire approuver par la commission de daïra.
Ce fut un véritable branle-bas de combat administratif qui a nécessité la mobilisation du personnel municipal et la mise sur pied de deux brigades qui ont dû travailler le week-end pour effectuer les enquêtes de proximité. Le maire, M. Mammeri, assisté du conseiller agricole délégué auprès de la commune, M. Berkache, a dû se démener comme un beau diable pour la coordination de toutes ces activités menées à un train d’enfer.
Auparavant, les comités de villages avaient été conviés à une séance de concertation au siège de la mairie. Les villageois, très intéressés au demeurant, auraient quand même souhaité que ces PPDRI amènent avec eux les fonds nécessaires à leur mise en pratique.
En fait, les PPDRI mobilisent les fonds disponibles dans une logique d’intégration et de synergie des actions relevant de différents secteurs.
Un virage a été effectué tout de même dans la démarche. Les projets qui avaient pour niche administrative les services agricoles et forestiers sont dorénavant confiés aux collectivités locales, ce qui met de fait ces dernières dans une logique de planification et de réalisation.
Il y a lieu de signaler que toutes les communes de la région se sont vues confier la même charge de confection de dossiers déposés dans le même délai, soit avant le 20 mars.
M. Amarouche
