Tala Amara est un village de plaine, adossé à la colline des Ath Irathen, connu pour la richesse de ses terres. C’est là qu’un jeune homme à l’abord sympathique, Mohand Saïd Yefsah, issu d’une grande famille bien ancrée dans le territoire, a développé toute une gamme d’activités agricoles.
A la faveur du soutien étatique dans le cadre du FNRDA, il a planté pas moins de 7 ha de vigne et 1,5 ha d’abricotiers.
Il a été l’un des premiers, en dépit de son jeune âge, à réaliser tout le bénéfice qu’il pouvait tirer de son adhésion au Fonds de développement de l’agriculture dès 2001. Ce dernier subventionnait, entre autres, tous les articles inhérents à l’installation de plantations, des travaux du sol à la fertilisation chimique. Ces deux cultures sont actuellement en production et participent à l’alimentation des marchés locaux. Il entretient également 20 têtes de gros bétail, dont 8 vaches laitières et élève 100 000 poulets de chair suivant trois à quatre bandes annuelles.
Le fonctionnement des différents segments de son exploitation nécessite de la main-d’œuvre. L’entretien des plantations, le suivi des élevages sont assurés par une vingtaine d’ouvriers, dont une dizaine de permanents. Mais comme la majorité des agriculteurs, il souffre de pesanteurs bancaires. “Trop de paperasse est exigée pour l’accès au moindre crédit ! Je n’ai jamais rien pu obtenir de la banque à cause de toutes les garanties demandées et des complications procédurières qui s’apparentent à un parcours du combattant”.
Mais assure-t-il, “je suis satisfait de mon activité. J’arrive à bien gagner ma vie et j’ai du temps libre”. D’ailleurs, des jeunes apportent de plus en plus du sang neuf à une agriculture libérée désormais dés a priori idéologiques — mais pour l’instant, encore assez incommodée par les lourdeurs bancaires.
M. A.
