Les promesses des autorités n’engagent-elles donc que ceux qui les écoutent ? A bien y regarder, on est tenté de répondre par l’affirmative. Car aussi loin qu’on remonte dans le temps, on observe toujours chez certains responsables ce sentiment feint, hypocrite qui fait la part belle aux professions de foi généreuses, aux promesses mielleuses qui augurent des lendemains qui chantent. La promesse du wali, en l’occurrence celle de doter le stade communal d’Ouzellaguen d’un gradin de 500 places — une vétille ! — ressemble étrangement à un miroir aux alouettes, car depuis bientôt deux ans qu’elles ont été annoncées, toujours point de gradins ! Comme pour suppléer la défection des autorités, la colline surplombant l’aire de jeux du stade remplit tant bien que mal son rôle de perchoir à partir duquel les inconditionnels du foot peuvent suivre les péripéties de leur équipe fétiche. Les sociétaires du WRB Ouzellaguen qui ont fait de ces promesses leurs choux gras ont, de guerre lasse, fini par se résoudre à se prendre en charge en allant voir ailleurs, à mobiliser d’autres moyens et faire appel au volontariat des joueurs. Ces derniers ont rivalisé d’efforts pour rendre le terrain fortement raviné par un long travail érosif, dans les limites du praticable, pendant qu’un industriel local dans un élan de solidarité, a supporté tous les frais inhérents à la réfection de l’éclairage du stade.
N. M.
