Le village attend son développement

Le village de Tizi Ameur dépendant de la localité de Boumahni est classé comme le plus peuplé de la commune de Ain Zaouia avec plus de cinq mille habitants. Mais, paradoxalement, il est considéré, sans risque de se tromper, comme l’un des plus soumis au sous-développement. Ainsi, mis à part un centre de soins, qui d’ailleurs demeure sans médecin, la population reste attentive à un moindre signe pouvant émaner des autorités pour parer à certains manques. A ce sujet, un membre du comité de village nous a fait état de beaucoup d’insuffisances, dont la plupart ont fait déjà l’objet de réclamations. Parmi celles énumérées, et qui constituent en même temps une urgence, il y a « la construction d’un groupe scolaire au sein du village qui compte des centaines d’écoliers inscrits dans le primaire et parcourant plus de 3 km pour rejoindre l’école de Taourirt ». Et comme deuxième préoccupation, on peut ajouter l’état des chemins vicinaux, qui relient la route communale à la majorité des hameaux composant ce grand village. « Ils sont dans un état de délabrement avancé et impraticables, vu qu’ils n’ont jamais bénéficié d’une quelconque opération soit d’aménagement ou de revêtement », continue à nous affirmer notre interlocuteur. Dans un autre domaine tout à faut sensible et important à l’hygiène de vie des villageois, on nous a signalé aussi que l’opération d’assainissement intervenue précédemment s’est faite sans étude au préalable et d’une manière anarchique, ce qui a crée des zones polluées par les eaux usées notamment, la partie où se concentrent les champs d’oliviers. En dépit de cette situation peu reluisante, qui risque de perdurer, le village par le biais de son comité, ne compte pas baisser les bras. On les a rencontrés, et ils n’ont pas affiché une grande détermination à surpasser tout ces problèmes en comptant sur soi d’une part, et sur la compréhension des autorités locales, d’autre part.

M. Haddadi