Comme un grand nombre de voleurs, les pilleurs de sable opèrent de nuit : profitant des ténèbres, ils se rendent sur les plages et à l’aide de toutes sortes de matériels, ils enlèvent, ou mieux, arrachent de grandes quantités de sable qu’ils vont vendre…Tout ce qui les intéresse, c’est la quantité de sable prise : qu’importe s’ils défigurent les plages, qu’importe s’ils portent atteinte à l’environnement et vont provoquer, à la longue, une véritable catastrophe ! En l’absence de sables, c’est l’eau, en effet qui va avancer, mettant en danger les constructions en bord de mer. C’est l’équilibre marin qui va être bouleversé, menaçant peut-être la vie des espèces aquatiques. Et avant tout, c’est le paysage algérien, connu pour ses belles côtes, qui va être à jamais enlaidi, par une bande de brigands, sans foi ni loi, dont le seul souci est le profit ! Il est peut-être temps que les autorités réagissent, car si les pilleurs sévissent, c’est parce qu’ils ne trouvent pas qui les empêche de nuire. Et ce ne sont pas les barrages de gendarmes qui vont les arrêter : ils connaissent les lieux où se trouvent ces barrages et les évitent ! C’est devant, dans les plages qu’ils font instaurer les gardes et les contrôles. Pourquoi ne pas créer, des «brigades» mobiles de protection des plages pour surveiller et réprimer toute infraction ? Au législateur aussi de renforcer les mesures de protection et surtout de punir avec la plus grande des sévérités les pilleurs : pas seulement en infligeant des amendes mais aussi en annulant les permis de conduire, en saisissant les camions et les outils du délit et en envoyant en prison les pilleurs !
Aït Larba
