Maigres plans de développement

Ainsi, comparativement à l’année précédente, il est constaté à travers différentes municipalités que les récents PCD ont été réduits de deux tiers (2/3). A ce titre, 30 millions de DA sont la modique somme allouée cette année à la daïra d’Isser contre près d’une centaine en 2004. Et au demeurant, après la répartition de l’enveloppe sur les quatre communes relevant de cette daïra en favorisant celles situées dans des zones rurales, l’enveloppe dégagée pour chaque commune qui est de l’ordre de 8 millions pour Chaâbet et Timezrit, et de 7 millions pour Isser et Si Mustapha, est jugée «trop insignifiante» par l’ensemble des exécutifs locaux, contactés à ce sujet. D’autant plus que les problèmes socio-économiques dans lesquels se morfondent ces localités notamment en matière d’assainissement, AEP, désenclavement et aménagement, sont légion. «Alors que nous avions soumis des demandes de PCD de l’ordre de 100 millions de DA, nous ne recevons en retour, qu’une timide enveloppe de 8 millions de DA» soulignera le P/APC de Chaâbet El Amer. «Que faire avec cette misérable enveloppe ?», s’interrogera de son côté l’adjoint au maire de Timezrit, une commune de zone de montagne dont plus d’une dizaine de villages demeurent sans réseaux d’assainissement et des pistes non aménagées. Par ailleurs, si la quasi-majorité des communes de Boumerdès sont loties à la même enseigne, en revanche, exceptionnellement la daïra de Naciria, une région du reste touchée par les évènements du Printemps noir, a pu bénéficier d’une enveloppe un peu plus consistante de 37 millions de DA laquelle enveloppe, selon le vice-président de l’APC, est répartie respectivement comme suit : 22 millions de DA pour la commune de Naciria, et 15 millions de DA pour Ouled Aïssa, et ce afin de rattraper le retard accusé.

Saïd B.