Depuis plus d’une semaine le lait en sachet a disparu des étales des commerces d’alimentation générale malgré des “arrivages” sporadiques aux quotas réduits que les détaillants cèdent sous le comptoir et réservé exclusivement aux fidèles clients et ce de 27 30 DA le sachet d’un litre.
La réduction des quotas livrés dans la région de M’chedallah, qui est à l’origine de cette pénurie, a été mise à profit par des commerçants sans scrupules ni remords de conscience pour… “fouetter” les prix du lait en poudre cédés pour 180 à 200 DA le paquet, selon la marque, alors qu’il n’excèdait gère les 120 DA avant la survenue de ce qu’il y a lieu d’appeler désormais la crise de lait.
Le lait en sachet introuvable, celui en poudre hors de portée de la plupart des pères de familles aux faibles revenus et nombreux ménages se passent du traditionnel “café au lait” du matin et imposent un rationnement sévère aux enfants en bas âge pour lesquels cette denrée compose l’aliment de base et qui vont droit, si cette situation persiste, vers une période de sous-alimentation avec des séquelles qui ne sont que trop connues par l’ancienne génération pour avoir souvent vécus ce genre de situation.
Pendant ce temps, nos officiels se fondent dans des…”consultations, négociations”… qui n’en finissent pas et l’opposition cherchant à en faire un événement politique avec l’arrière pensé d’arriver à un mécontentement populaire et pourquoi pas une révolte généralisée C’est toujours les mêmes qui payeront les frais du “flottement et hésitation” des uns et manipulation des autres.
Le lait ce n’est pas la pomme de terre, une pénurie prolongée aurait des répercutions incalculables sur la catégorie des citoyens dite “classe défavorisée” qui forme l’écrasante majorité en particulier dans les régions intérieures du pays.
Omar Soualah
