«Il a été convenu de vous tenir informé de l’action de protestation envisagée sous forme d’un sit-in devant le siège de la daïra d’ici la fin du mois…», écrit le comité inter-villages et quartiers de Ouadhia. Il dénonce, également, les atermoiements du chef de daïra, qui après plusieurs réunions s’est désengagé de réaliser le projet convenu avec les représentants de la population. Selon le comité, le projet en question consiste à la réfection de la tuyauterie sur une longueur de 3500 km, correspondant ainsi, au réseau allant de la station de pompage de Takhoukert au réservoir situé au village Aït Abdelkrim. Une réunion a été tenue, en se sens, par le comité du village en présence des représentants du secteur de l’Hydraulique, le 23 aout 2004. Privées de cette eau depuis une décennie, les populations qui ont mis tous leurs espoirs dans la réalisation de ce projet, pensent qu’il permettra au village de Taguemount El Djedid, partie intégrante de la commune, d’en bénéficier à plus d’un titre. Mais, ce qui a soulevé le courroux des villageois est le blocage constaté dans les travaux, «hormis les 300 mètres de bricolage, rien n’a été fait», soulignent-ils et une autre réunion a eu lieu le 29 mars 2005, où il a été question de prendre en charge le réseau défectueux restant, qui est de l’ordre de 3200 km. Lors de cette rencontre la débat était orienté particulièrement autour d’un programme de desserte en eau potable. Un autre rendez-vous a été programmé sous quinzaine. Les représentants de la population constatent qu’ «après plusieurs tentatives d’approche de la part du comité qui s’est inquiété du devenir du rendez-vous fixé durant la réunion du 29 mars 2005, le chef de daïra est resté de marbre». Après plusieurs refus, quant à la participation des citoyens dans les réunions, le premier responsable de la daïra, a invité inopinement les délégués des citoyens, pour leur faire part de «surseoir» au projet. «Il y a preuve de mauvaise foi du fait que la rencontre ne répond nullement à nos attentes et le résultat escompté n’est que fictif et imaginaire», estiment les rédacteurs. Ce à quoi, le comité a riposté en organisant un rassemblement pour délibérer sur la suite à donner à la situation embarrassante. A l’approche de la sécheresse, les villageois qui sont déterminés à aller jusqu’au bout de leurs revendications ne veulent réellement que le strict minimum, à savoir étancher leur soif. Ils ont toutefois, saisi a priopri le premier chef de l’exécutif de la wilaya pour remedier à la situation. Y aura t-il une oreille attentive ?
M. Aït Frawsen
