En prévision des législatives, les partis s’agitent

Tout comme partout ailleurs, à Aïn El Hammam, on observe, ces jours-ci, un mouvement inhabituel chez nos partis politiques. Le réveil brusque de certaines formations qui ne trompe, d’ailleurs, personne, annonce déjà, les prochaines échéances électorales.

Les législatives approchent à grands pas et personne ne veut rater le rendez-vous. Les alliances se font et se défont au gré des humeurs du jour ou suivant les éventuels soutiens. Les chefs s’agitent et multiplient les réunions avec leurs militants afin de les préparer à ratisser large. Les agglomérations à large électorat sont les plus ciblées. D’ailleurs, la règle au sein du parti c’est d’ »offrir » une petite responsabilité à un enfant du bourg visé, histoire de montrer qu’on ne l’oublie pas et le tour est joué.

Cependant la recette qui ne date pas d’aujourd’hui c’est le travail de coulisses en direction des comités de villages, capables de mobiliser l’électorat bat son plein. Le commun des mortels se demande ce qu’est ce vote. On ne lui a peut-être pas expliqué, suffisamment, le rôle d’un député. Aux futurs candidats de le faire alors. Si au niveau national, les tâches sont claires, il n’en est pas de même au niveau local. Conscients des réactions de la population, les chefs locaux cherchent les personnalités de la région à même de drainer le maximum de voix, quitte à leur « offrir » une place, des accessits pour certains, au sein de leur liste.

Tous savent que la plupart des citoyens optent pour la qualité des personnes qui représentent un parti et non pour son sigle. Quant au programme des uns et des autres, personne n’y croit. Les mêmes promesses, toujours non tenues, reviennent comme des recettes à chaque campagne électorale.

La question à laquelle il faudra répondre le moment venu, est de savoir qui des candidats qu’on nous présentera est capable d’assumer la lourde tâche qui les attend et par voie de conséquence, changer le quotidien des « Michelétois ».

Nacer B.