Vers une solution ?

l Combien d’encre a coulé sur cette affaire ? En vain, l’avions-nous citée dans les colonnes de journaux. Depuis les événements douloureux du Printemps noir et plus précisément ce vingt-trois mai 2001, les squatteurs sont entre le marteau et l’enclume. « Si nous avions opté pour le squat, c’est parce que ni les recours ni la liste affichée en juillet deux mille n’avaient abouti », nous a dit ce squatteur rencontré devant l’immeuble des 20-logements situés au quartier de l’Abattoir. Cette affaire occupe ces derniers temps le devant de la scène. Les « indus occupants » des vingt ont comparu devant la justice Verdict : expulsion. De leur côté, ces citoyens ne veulent pas se plier à cette décision. Ils comptent faire appel. De leur part, les élus ne veulent pas que ce problème leur retombe sur les bras. « Nous ne pouvons pas remettre en question la décision de la justice, mais on voudrait quand même trouver une solution afin d’éviter l’extrême. Sinon, nous allons vers une autre situation ingérable. Pourtant, nous avions soulevé ce problème au wali lors de sa visite sur les lieux de réalisation des programmes de logements à la Nouvelle-ville », nous a confié M. Didouche Harnou, en sa qualité de maire de Draâ El Mizan. Notre interlocuteur ne s’arrêtera pas là. « Ecoutez, c’est un dossier qui mérite une attention particulière. Las loin de la semaine passée, nous avons eu une rencontre avec le P/APW afin d’intervenir auprès du wali. Il y a eu avec nous cinq représentants des squatteurs », a-t-il enchaîné. Avant de nous donner les solutions proposées afin de trouver une sortie honorable à cette situation qui n’a que trop duré. « Nous nous sommes entendus sur trois propositions : appliquer la liste établie par la commission et affichée en juillet 2000, ordonner à la commission de daïra de siéger en vue d’étudier les enquêtes et d’établir la liste, et étudier les recours des citoyens », a-t-il souligné. En tout cas, notre interlocuteur est optimiste de voir ce problème définitivement résolu. Il y a lieu de rappeler qu’au total, 156 logements avaient été squattés ce jour-là.

Amar Ouramdane