l Au Cameroun pour disputer le match devant l’opposer au Coton Sport de Garoua dans le cadre de la Champion’s league africaine, les Canaris de la JSK font tout de même l’actualité sportive dans le sens où ils sont au centre d’une polémique née des réserves formulées par les dirigeants du CR Bélouizdad à l’encontre du joueur Herkat. Inutile de revenir sur les circonstances de l’attribution du carton jaune que tout le monde a vu et revu et sur lesquelles nulle ombre d’un doute n’est venue planer, mais il s’agit là d’un cas de jurisprudence sur lequel les services de Ali Malek devront se pencher dès aujourd’hui.
Du côté de la JSK, les dirigeants ne semblent pas s’inquiéter outre mesure, en ce sens que les choses sont claires comme de l’eau de roche, cette affaire est reléguée au second plan. Forts de leur bons droits et surtout ne comptant pas se laisser faire, notamment en cette période cruciale du championnat, les dirigeants des Canaris sont unanimes à considérer cette affaire comme plus que banale. Mais, du côté de Belouizdad, comme il faut bien s’accrocher à quelque chose, Hassani, le président, soutient mordicus l’inverse, à savoir la récupération des trois points du match qu’ils n’ont pu engranger par le jeu.
Cette affaire, qui ne devrait pas faire de vagues en raison de la clarté de la situation et des suites qu’elle devrait connaître, sera étalée sur le bureau de Seddiki, responsable de la commission des recours et de qualification.
Sans chercher d’autres arguments devant plaider en faveur des Kabyles, il se trouve par la voix de l’ex-président de la FAF, Mohamed Raouraoua qui répondait aux questions d’un journaliste de la Radio nationale que la JSK a tout à fait raison de ne point s’inquiéter dès lors, a-t-il argumenté, que les textes régissant ce type de conflits sont si claires que la JSK ne doit craindre aucunement une issue malheureuse suite à ces réserves. Une intervention qui a pour effet, il fallait s’y attendre, une levée de boucliers des dirigeants du Chabab qui accusent l’ex président de la fédération de travailler pour la JSK pour services rendus.
Par ailleurs, il y a lieu de se s’interoger sur la responsabilité de la Ligue nationale de football qui a commis l’imprudence et donc condamnable de ne pas avoir présenté aux deux clubs concernés les joueurs pris sous le coup de la suspension. Une pratique qui relève exclusivement des services de Mohamed Seddiki, le responsable de la CRQ. Par voie de conséquence, le boss Hannachi n’a non seulement rien à craindre pour les trois points du match, mais il entend faire la lumière sur ces » taupes » qui marchandent les cartons au sein de la ligue. Car, il s’agit bien de quelqu’un qui travaille au sein de la LNF qui a « mis la puce » à l’oreille des Belouizdadis, avec comme unique dessein d’engranger des dividendes. Ali Malek est donc averti que des éléments au sein de la structure qu’il dirige travaillent pour le compte de tel ou tel club.
Ferhat Zafane
