Le chocolat –chikula et chakula, comme on dit, dans les montagnes- est la friandise que tout le monde connaît et aime.
Autrefois, rare et cher, il était réservé aux grandes occasions, aujourd’hui, largement disponible, il est devenu un produit courant… aimé des enfants, mais également des grandes personnes : une barre de chocolat –en kabyle, on dit ad’ad’ n chokula, un doigt de chocolat- permet de tromper sa faim, en attendant le repas. La mode est aujourd’hui aux barres chocolatées –gaufrette ou biscuit, fourrés de miel, de noisettes et d’autres produits et enrobés de chocolat- que l’on emporte, en partant, dans la poche. Beaucoup d’écoliers et d’étudiants, ne pouvant rentrer à midi, et n’ayant pas le temps ou les moyens de se restaurer se contentent de cette barre. Ce n’est pas bourratif, comme le casse-croûte mais c’est énergétique. Par ailleurs, on sait depuis quelques années que le chocolat est un excellent produit anti-stress. Voilà qu’on vient d’apprendre que c’est un protecteur du système cardio-vasculaire. C’est ce que viennent de découvrir des chercheurs de l’ACC, l’American College of Cardiology, qui viennent de tenir, en cette fin du mois de mars, leur 56ième congrès.
On apprend que le chocolat, notamment la variété noire, est riche en flavonoïdes, un produit anti-oxydant qui dilate les artères. Des essais, effectués sur une quarantaine de personnes, à qui on a fait consommer quotidiennement du chocolat noir, ont montré, à court terme, la nette amélioration du cellulaire des artères ; des essais sur une plus longue période sont en cours et pourraient montrer des effets plus positifs encore. Les chercheurs recommandent, cependant, de ne pas s’empiffrer de chocolat : une consommation excessives pourrait poser problèmes…
S. Aït Larba
