Parcours sinueux d’un artisan en poterie et céramique

Nous l’avons rencontré en marge de l’exposition sur l’artisanat et les métiers organisés par la Direction de la PME et de l’artisanat de Bouira, occupé dans un coin avec une modeste participation aux travaux manuels. Yazid Boussoura, ce diplômé en poterie et céramique après une formation spécialisée au centre de l’artisanat de Constantine, fait part de son parcours dans le domaine pour se retrouver en fin du compte contraint de tout refaire à zéro. Ainsi, il entame dès son jeune âge sa carrière dans le domaine au niveau du centre de l’artisanat, situé à Guendouza (Béjaïa), où il passera 12 années ; il s’est spécialisé dans la décoration en peinture, la sculpture, les fresques et statuts… Il mettra son savoir-faire au service de la culture et les métiers de l’art. En 2001, le centre ferme ses portes. Toutes activités économiques ou autres étaient perturbées par les événements du Printemps noir. C’est la traversée du désert pour Yazid.

Il aura beaucoup de mal à remonter la pente ; il réussit grâce à sa volonté et se détermination. Son seul objectif était de reprendre en main le métier qu’il aimait tant et gagner honnêtement sa vie en montant sa propre affaire. C’est ainsi qu’après divers petits boulots, il entame des démarches auprès de la Cnac de Bouira. Après moults déplacements de son village Ivehlal au chef-lieu du village, il obtient l’aide nécessaire dont un crédit bancaire.

Il se dit satisfait et soulagé, prêt à relever tous les défis.

C’est dans son village natal qu’il décide de s’installer afin de faire valoir son savoir-faire, alors qu’on lui avait suggéré de s’installer au chef-lieu de la daïra de M’chedallah et au chef-lieu de wilaya. Il décide tout simplement de refuser… l’exode rural.

Rayane B.