Quand la direction devient un espace culturel

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A l’occasion de la commémoration de la journée du 16 Avril, un véritable espace culturel a été inauguré au sein de la direction de l’éducation de Tizi Ouzou par M. le wali ainsi que l’inspecteur d’académie. En effet, cette importante structure culturelle se compose d’une riche bibliothèque de plus de 12500 ouvrages ainsi que d’une vaste salle de lecture, un atelier informatique avec plusieurs micro-ordinateurs, un atelier de musique et un autre pour les arts graphiques. “Cet espace culturel qui est une réalisation historique est ouvert au public dans son sens le plus large, il n’est pas réservé uniquement aux travailleurs de l’éducation et à leurs enfants”, nous déclare M. Mokrane Boudali, le secrétaire général de la direction de l’éducation. Il ajoute que la bibliothèque de l’académie est conçue d’abord pour être un rayonnement de la culture où tous les jeunes et moins jeunes qui croient encore que le livre reste et demeurera toujours la clé du savoir, sont les bienvenus. Pour sa part, M. Lacheb Djamel, le responsable de la bibliothèque n’hésitera pas à nous confier que les ouvrages ne sont pas uniquement consultés sur place mais sont également prêtés à l’extérieur pour une certaine période. Rencontrés également sur les lieux, plusieurs étudiants et fonctionnaires n’ont pas manqué de manifester leur satisfaction. “En tant que PES, je n’ai vraiment pas de problèmes avec mes différentes lectures d’autant plus que notre lycée possède une importante bibliothèque enrichie chaque année par au moins une centaine d’ouvrages que nous choisissons mais tout le monde n’a pas cette chance, donc ce nouvel espace culturel vient à point pour combler le vide”, termine notre interlocuteur. Retraité depuis peu de l’enseignement, Da Méziane qui est arrivé à pied ne s’attendait pas à se retrouver au milieu de milliers de livres bien rangés sur des étagères accessibles. “C’est un vrai régal et un vrai plaisir!”, s’exclame-t-il avant de faire constater qu’à travers toute la ville de Tizi Ouzou, il n’existe aucune bibliothèque ouverte au public et que sa grande déception fut lorsqu’il passa devant ces ruines de l’ex-cinéma “le studio” qui avait abrité dans les années 70, la bibliothèque communale dont il ne reste plus rien.

Essaïd N’Aït Kaci

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