Des agences d’emploi privées en Algérie

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« Le rythme de l’évolution est en deçà de la moyenne, les mentalités des dirigeants sont toujours prisonnières de la bureaucratie, eu égard aussi au manque d’initiatives au niveau local « , a affirmé le ministre du Travail et de la Sécurité sociale qui s’est montré non satisfait, lors d’une réunion d’évaluation du programme triennal de réformes de l’Agence nationale de l’emploi (ANEM), qui s’est tenu, dimanche, au siège du ministère.

Il a appelé les dirigeants des agences locales à changer leur méthode de travail. « Si on persiste avec le même rythme de travail, nous ne pourrons jamais atteindre les objectifs tracés », a-t-il déclaré.

Selon le ministre, l’Etat accorde une grande importance à cette agence (ANEM), pour la création des postes d’emplois et pour diminuer le taux de chômage en Algérie. A cet effet, la loi l’a dotée d’un statut juridique pour améliorer sa gestion et renforcer ses attributions, en matière de régulation du marché du travail et le contrôle de l’emploi, selon la loi

N°19-04 qui institue le secteur privé, conformément au traité international, N° 181 portant sur les agences privées de l’emploi, ratifiée par l’Algérie en 2005.

Par ailleurs, le projet de décret exécutif portant création des agences privées a été soumis par le ministère au gouvernement et est, donc, en voie de signature. Afin de permettre la réussite de la politique de l’emploi et de faire de l’Anem un véritable service public, un programme étalé sur trois ans a été mis en œuvre. Ce dernier est doté d’une enveloppe de 7 milliards de DA pour l’amélioration du taux d’encadrements de ses structures par des universitaires, dont l’effectif global passera de 16% à 60%, et d’améliorer le taux de la population active et du chômage qui passeront d’un agent pour 17 000 actifs à un agent pour 24 000 actifs, et d’un agent pour 2 800 chômeurs en 2006 à un agent pour 665 chômeurs en 2008.

Le ministre a exhorté les responsables de l’Anem d’élaborer un site web où seront diffusées toutes les offres d’emploi au niveau de chaque wilaya. Ainsi, un deuxième programme de coopération avec le service de l’emploi suédois est en cours de finalisation, et qui devra être concrétisé durant le premier semestre de l’année en cours.

Kafia Aït Allouache

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