« Des projets toujours en attente « 

l Conçu comme étant une véritable bouffée d’oxygène, et pour l’administration et pour les parents d’élèves, le projet de réalisation de la cantine scolaire ainsi que les quatre salles de cours de l’école primaire du centre de Souk El Tenine (Béjaïa) baptisée du nom du chahid Moussouni-Mohand tarde à voir le bout du tunnel.

En effet, selon le premier responsable de ladite école qui se dit « outré » par ce retard non justifié, quoique toutes les procédures administratives techniques (choix de terrain, enveloppe financière… ) soient achevés, le projet est toujours à l’état « embryonnaire ». « C’est l’une des préoccupations majeures dont on avait fait notre cheval de bataille pour garantir une meilleure scolarité aux chérubins », nous a déclaré le chef d’établissement. Et d’ajouter : « Nous n’attendions que le démarrage des travaux, malheureusement rien n’augure la bonne intention des chargés du dossier qui semble être le cadi de leurs soucis ».

L’établissement, ex-Maison de jeunes, transféré pour rappel en école primaire depuis 1987, compte aujourd’hui 11 salles de cours gravement fissurées pour 14 divisions pédagogiques, soit un total de près de 400 élèves. Interrogé sur l’état des lieux, M. Ali Bouhraoua (proviseur) nous a fait savoir qu’une commission de contrôle technique de construction (CTC) a été dépêchée sur les lieux sans toutefois rendre ce verdict qui se fait désirer devant l’ampleur de la situation. « Murs lézardés peinture à refaire… Nous sommes vraiment sur le qui-vive », nous a-t-il avancé.

Ce lieu de savoir, qui a connu un grand bonheur des riverains, son apogée en matière de résultats scolaires notamment, ces quatre dernières années est, désormais, d’un grand besoin à une prise en charge urgente qui lui permettra, à coup sûr, de respirer. « L’abnégation et le sérieux de l’équipe pédagogique sont entre autres les secrets clés des résultats encourageants obtenus (82,75% d’admis au dernier examen de sixième année) sans toutefois omettre de mettre en relief la contribution indéfectible de l’APE, ainsi que les autorités locales », conclut M. Bouhraoua.

Rabah Zerrouk