Beaucoup de personnes disent que le mouvement associatif est en déliquescence. Par contre, de nombreux animateurs réfutent cette affirmation gratuite. D’ailleurs, nombreuses sont les associations qui continuent à prouver le contraire. La somme d’activités organisées à l’occasion du 20 Avril en est une preuve irréfutable. A titre d’exemple, l’association Tighri d’Ath Houalhadj pour le vingt-septième printemps berbère, ses membres ont préféré la reconnaissance des travaux artistiques réussis par les artistes de la région au folklore. « Le stade de la folklorisation de la culture est dépassé. Il faudra réfléchir au moyen de véhiculer celle-ci avec de la production : écriture -peinture – théâtre et autres arts », tels sont le raisonnement et la démarche préconisés par Mohamed Seddiki, un membre fondateur de Tighri devant les artistes primés.
En effet, ces derniers ont reçu des prix symboliques, mais ils ont été fiers de ce geste. M. Sadek Bendali, auteur d’un livre sur la grammaire de tamazight a jugé que le travail de tout un chacun dans ce domaine est un point gagné dans la promotion de la langue amazighe qui a encore un long chemin devant elle.
« Il faudra encourager tous ceux qui produisent dans cette langue. Je remercie l’association qui a pensé à nous », a enchaîné Saïd Khaloua, auteur d’un recueil de poèmes en tamazight et en français « Tilinusirem » ou encore « ombre d’espoir ». Tout à tour, militants et artistes ont pris la parole non seulement pour admirer ce geste, mais beaucoup plus pour donner leur avis sur le long chemin qu’il faudra faire.
Les membres de Tighri ne veulent pas que les associations baissent les bras pour autant.
« Au niveau de notre commune du moins, notre objectif est de tisser des liens entre toutes les associations et d’échanger des idées. En somme, on aimerait créer un réseau d’informations pour que toutes les associations, chacune de son côté, apporte un plus à cette œuvre colossale qui nous interpelle », a souhaité le président de l’Association Tighri.
Amar Ouramdane
