l Il s’appelle Mohamed Boubechir, dit L’hadj Moh Ouamar. Il est né le 26 avril 1907. Jeudi dernier, il avait atteint le sommet de la pyramide du centenaire. Il est le seul citoyen à avoir 100 ans dans toute la commune de Ouaguenoun. A cet effet, la famille du centenaire et son village, sous l’égide de l’APC de Ouaguenoun, lui ont organisé une grandiose fête d’anniversaire. A cette célébration, en plus des autorités locales, il y a eu la présence du maire d’Aït Aïssa Mimoun, de Boudjima, des élus de Timizart et des élus de l’APW de Tizi Ouzou, du chef de la daïra Ouaguenoun, etc. Grâce à la « baraka » de ce vieux de 100 ans, le paisible village de Boudchicha est sorti de l’anonymat des autorités locales de la région, il y a eu la présence d’une foule nombreuse de citoyens. La veille, un gâteau d’anniversaire comportent 100 bougies a été soufflé par le centenaire devant une foule nombreuse. Durant la journée, une « waâda » a été organisée en l’honneur des visiteurs, vers 14h, le vieux sort de son domicile, porté par ses enfants et ses petits-enfants. Il est habillé une gandoura grise, une chemise verte et une chachia soigneusement posée. Le bonheur et la joie se lisaient sur son visage. « Je suis très heureux, comme si je suis né ce jour. Merci, merci à tous… » nous a-t-il déclaré. En plus du gâteau offert la veille, un cadeau très symbolique lui a été remis par le maire. Il s’agit d’une clef de couleur dorée, et d’une écharpe, portant les couleurs de l’emblème national et sur laquelle est écrit : « Amghar Azemni ». D’autres cadeaux lui ont été remis par des délégués de comités de villages de la région, à l’exemple d’Igounane Ameur et de Bossoir. Il donna des conseils aux gens du village les poussant à faire le bien et à préserver leur santé.
En plus de la musique diffusée à haut décibel, il y a eu une troupe de Idebalen qui a donné un air de fête à cet événement rare. Des vieux ont oublié pour un temps, le poids de leur âge et se sont donné à cœur joie, à la danse et au chant, en hommage à Amaghar Azemni de Ouaguenoun. « Nous sommes heureux d’avoir un centenaire dans notre commune. A travers cette célébration, nous voulons resusciter les traditions et les valeurs sociale et culturelle d’antan, où Amghar Azemni, reste une référence, un repère et un symbole qu’il faudra valoriser », nous déclara Ali Belkhir, maire de Ouaguenoun.
Mourad Hammani
