La ville de Larbaâ Nath Irathen vit toujours et au grand dam de ses habitants, une dégradation alarmante des conditions d’hygiène et de l’environnement, à tel enseigne, ironise un citoyen, scrupuleux et respectueux de sa cité que « si demain un prix pour l’insalubrité venait à être décerné, c’est notre ville qui aura la palme d’or ».
Pourtant la municipalité possède des moyens budgétaires et matériels pour venir à bout de la collecte des ordures ménagères et autres, puisqu’on parle de l’organisation cette année encore de la fête des cerises et qui va durer une semaine ! Le goût de la cerise est parait-il irrésistible quand on s’y habitue. Enfin ! Il est vrai que plusieurs dépôts d’ordures affectent de nombreux endroits périphériques. A quelques encablures du centre-ville, précisément à la cité des 24-Logements – pour ne citer que celle-ci – et ses alentours, des amas de détritus de différentes natures empestent et perturbent le cadre de vie des citoyens.
Nous avons même vu des égouts débouchés par les locataires eux-mêmes, et ce en l’absence des services d’hygiène qui ne daignent pas répondre aux doléances. Pis encore, au vu et au su de tout le monde, la décharge mitoyenne à ladite cité, à la CNAT, à l’école primaire et autres commerces, est qualifiée « temple des rats et chats ». Ce n’est pourtant pas une fatalité pour qu’on laisse des centaines de rats infester l’environnement jusqu’à pénétrer dans des habitations et des locaux commerciaux « nous avons aussi droit à ne pas assister quotidiennement aux va-et-vient incessants de ces gros rongeurs dangereux et de surcroît répugnants et sales », se plaignent quelques commerçants rencontrés sur place.
La propagation de ces dépôts d’ordures de manière anarchique est dûe, de l’avis des citoyens, à l’exiguïté des niches construites en catimini il y a une année, un peu partout à travers la commune, dans des endroits innappropriés et qui ne répondraient pas aux normes requises. Ce qui encourage les usagers à déverser leurs rejets à même le sol, alors que les rats, les chats et les chiens trouvent leur compte dans ces endroits de prédilection.
Comme il a été rapporté dans l’une de nos précédentes éditions – Malheureusement rien n’a été fait pour éviter des désagréments aux riverains – il y’a un peu plus de deux mois un chat a été aperçu par des résidants à la cité du 5-Juillet un peu plus bas de celle déjà citée portant un gros abcès à la joue gauche. L’infection a été probablement causée par la morsure d’un ou des rats en contact.
Les autorités locales saisies du problème à l’époque ont alors vite dépêché sur place une équipe des services d’hygiène pour retrouver le quadrupède contaminé. Point de chat ! L’animal s’est volatilisé. Croyant à une plaisanterie de mauvais goût, elles se sont insurgées contre notre correspondant qui avait alors rapporté l’information. Un mois plus tard, un autre chat d’une couleur différente portant le même abcès et au même endroit fut découvert.
Il a même été photographie par un élu du RND (dont nous détenons une photo). Mis dans la confidence, les autorités concernées n’ont donné aucune suite quant au genre de maladie que le chat a pu avoir. Ceci étant, et tout compte fait, il faut dire que tous les indicateurs de pollution et de contamination sont réunis notamment à l’approche des grandes canicules (l’épidémie de Tala Athmane est encore vivace dans les mémoires) pour engendrer des conséquences qui peuvent s’avérer néfastes à la santé des habitants par ricochet au budget de la santé.
A cet effet, l’amélioration des conditions d’hygiène et la protection de l’environnement passent inéluctablement par une meilleure prise en charge des opérations de collecte et de destruction des ordures domestiques et industrielles, et le traitement des affluents des eaux usées et bien évidemment la dératisation.
S. K. S.
