Le décret rendant obligatoire la déclaration du patrimoine de certains corps de métiers, comme les inspecteurs de police, des impôts et des douanes, a été publié au Journal officiel de la République algérienne.
Désormais, deux mois avant de prendre leurs fonctions, ces responsables doivent faire la liste complète de leurs biens, qu’il s’agisse des biens matériels, immobiliers et financiers. Ils feront la même liste après avoir quitté leurs fonctions. C’est un moyen pour l’administration de mesurer les ‘’acquis », dans le cadre des fonctions assumées.
En fait, c’est un moyen de traquer la corruption, particulièrement sensible dans ces milieux professionnels où les agents publics sont en rapport avec les opérateurs économiques, donc potentiellement des trafiquants et des forbans… La Gendarmerie nationale a déjà procédé, dans le passé, à l’arrestation de nombreux agents publics, policiers, douaniers et inspecteurs des impôts véreux.
Et on sait que les préjudices infligés à l’économie nationale s’élèvent à plusieurs milliards de centimes. Ce décret, qui touche des corps de métiers importants, fait partie de l’arsenal juridique que l’Algérie compte mettre en place pour lutter contre la corruption. Il sera certainement suivi par d’autres textes, qui toucheront d’autres corps de métiers. En fait, c’est tous les hauts postes de la Fonction publique et des secteurs économiques qui sont concernés.
Là où on manipule de l’argent, là où on passe des marchés, là, des responsables interviennent pour prendre des décisions, délivrer des autorisations, il y a des risques de corruption.
S. Aït Larba
