l Quelle stratégie et quelle réglementation pour permettre aux APC de disposer de moyens leur permettant de mieux cerner les recettes fiscales qui leur sont dues ? Voilà une question qui ne cesse de tarauder l’esprit des responsables municipaux acculés à gérer un quotidien lassant sans pouvoir répondre de façon efficace aux exigences de l’heure. A M’chedallah, l’on ne fait pas exception, puisque les ressources de la commune sont limitées à quelques sous récoltés ici et là et qui sont loin de répondre à la demande en matière de financement. Cependant, si le fait que cette localité soit dépourvue d’investissements conséquents et/ou d’autres moyens plus ou moins rentables, la fiscalité municipale en est le talon d’Achille. En effet, la recette municipale n’arrive plus à recouvrer ses dues puisque, selon des responsables que nous avons interrogés à ce propos, » la commune ne dispose d’aucun moyen légal et/ou discrétionnaire qui lui permet de recouvrer ces recettes fiscales auprès des parties concernées « . L’on annonce que pour l’année 2006, la commune qui devait récolter au moins 9. 047 000,00 DA, n’a pu recouvrer que la somme de 40 millions de centimes. Ce qui constitue le pourcentage insignifiant de 4,29 %. De là, la question de savoir comment les autorités compétentes se conduiront à l’avenir pour armer les APC en dispositions légales contraignantes demeure ainsi lancinante. Cela ne doit pas laisser les citoyens concernés indifférents puisque le fait de payer les taxes fiscales dues à la commune n’est que le moyen de contribuer au développement local. Cela dit, une prise de conscience à ce sujet est vivement attendue si on veut que les APC ne soient pas les éternelles assistées des pouvoirs publics à travers les différents programmes de développement qui demeurent loin de répondre efficacement et de façon effective, à la demande sans cesse croissante en matière de financement.
L. K.
