Un site féerique à l’abandon

l Située sur les cimes au nord de la ville de Tizi Ouzou et en contrebas des villages de Tacht et d’Elbou ainsi que du Sanatorium, la forêt de Harouza s’étend sur plusieurs hectares en allant du pont de Bougie à l’Est à Boukhalfa à l’Ouest. Véritable poumon pour la région, cette forêt renferme de nombreuses variétés d’arbres et de plantes qui font d’elle un lieu paradisiaque et de rêve. Depuis une décennie, ce lieu servait de refuge aux groupes sanguinaires islamistes armés, en raison de sa position géographique et stratégique, facilitant l’accès et la sortie de la ville des Genêts. A ce moment-là, la peur omniprésente et pas même un chat n’osait traverser ces bois.

Actuellement, les choses se sont beaucoup améliorées, voire changées depuis. Les lieux sont redevenus ce qu’ils étaient — avant la décennie noire — un havre de paix pour les randonneurs et les mordus de la nature qui viennent profiter du silence et de la vue imprenable sur la ville et l’oued Sebaou. Pour les jeunes, notamment les amateurs de sport, l’endroit offre toutes les commodités souhaitées et permet une oxygénation profonde et saine. Avec une amélioration sur le plan entretien, cette étendue féérique aurait pu devenir un site touristique, comme c’est le cas par exemple de la forêt de Yakouren, actuellement offrant toutes les commodités sécuritaires.

A présent et s’agissant de la forêt de Harouza et bien d’autres sites encore à travers toute la région de Tizi Ouzou, nous pouvons dire que ces espaces ne constituent pas une priorité pour les autorités locales, qui aspirent pourtant à promouvoir l’activité touristique dans la région.

SKS