« On peut tromper tout le monde, peu de temps, on peut tromper peu de monde tout le temps, mais on ne pourra jamais tromper tout le monde tout le temps ».
Cette citation d’Abraham Lincoln rime incontestablement avec la pratique de « la politique » en Algérie, sinon comment interpréter les propos d’un « chef » qui se prend pour le plus démocrate des Algériens, qui, à défaut d’arguments, s’est permis une brèche gratuite envers l’université de Tizi Ouzou. Ce « leader », démocrate de circonstance, a qualifié notre université de lieu de débauche lors de son passage à Tizi Ouzou (pour les besoins de la fiesta électorale), des propos largement repris par la presse nationale. N’ayant pu remplir une petite salle à Tizi Ouzou, région qui lui a tourné le dos pour toujours, le malheureux candidat à la présidentielles de 2004, s’est rabattu (pour cacher sa déception) sur un lieu qui continue d’être le symbole de toutes les luttes démocratiques du peuple algérien.
La génération d’étudiants de 2007, ne peut en aucun cas accepter de telles « sottises » et tient plus que jamais à rappeler son engagement en faveur du combat pour la construction d’un Etat de droit.
Considère les propos du « docteur » comme le signe d’un déclin politique. Dénonce énergiquement cette tentative de perversion (ne dit-on pas que la perversion de la cité commence par la perversion des mots).
Rappelle à ce « chef » en mal d’arguments politiques (qui se prépare à enfiler le maillot du gouvernement) que l’Université de Tizi Ouzou ne sera jamais (qu’il soit tranquillisé), un lieu de débauche, au contraire elle demeurera l’espace d’où jaillira la lumière du combat démocratique. Enfin « Monsieur Sadi », vous qui participez à une élection (encore des privilèges) boycottée par la population, qui ne voit en elle qu’une machine de reproduction du régime algérien et également la consécration de l’alternance clanique, vous ferez mieux de tenter d’éteindre le feu qui ravage « la maison RCD », au lieu de vous occuper de l’université Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou, qui vous a enfanté (amnésie, quand tu nous tiens). Vous devez comprendre une bonne fois pour toutes que lorsqu’on se trompe de société une fois, on ne peut pas prétendre la gouverner deux fois. De grâce, alors ne vous trompez pas d’université.
