Faible récolte de cerises en vue

L’arrivée tardive des pluies, à la fin de l’hiver, a eu comme conséquence de compromettre la récolte des cerises.

Les amateurs de ce fruit royal auront bien du mal à y goût où il ne sera pas facile d’ »en dénicher », la récolte s’il y en a, sera des plus faibles.

Les cerisiers qui ont fleuri avant l’heure, ont vu leur fleurs endommagées par la pluie qui est tombée sans discontinuer. Les quelques fruits qui ont passé la phase de formation ont subi les affres de la grêle.

Ce qui est d’ailleurs visible sur les feuilles tachetées et trouées, alors qu’habituellement elles sont d’un vert intense, en cette période.

Les quelques vergers que nous avons visités, nous donnent un aperçu de la situation. Pour apercevoir quelques fruits sur les arbres, il faut vraiment se donner la peine d’en chercher.

Les paysans, habituels pourvoyeurs du marché, sont unanimes pour reconnaître qu’ils n’auront rien à proposer à la vente, cette année.

« Il n’y en aura même pas suffisamment pour notre consommation personnelle », souligne un vieux villageois qui saisit l’occasion de notre rencontre pour demander l’aide de l’Etat car en plus des conditions climatiques défavorables, les cerisaies sont décimées par le Capnod. Cet insecte venu d’ailleurs ne cesse de faire des ravages.

« Nous assistons, impuissants, devant la disparition de ce qui, avec le figuier, faisait autrefois, la fierté de notre région », indique un jeune agriculture qui essaie tant bien que mal de défendre ses arbres, malgré le prix du traitement. Les sujets atteints disparaissent au bout de deux à trois ans.

Dans la plantation voisine, c’est la désolation. Il ne reste que quelques sujets rabougris, émergeant du milieu des ronces et des chênes qui gagnent du terrain.

Est-ce le déclin de l’arboriculture dont on a tant vanté les mérites, il fut un temps ? Tout laisse à le croire. Beaucoup de paysans, ne pouvant vendre des figues, attendent le printemps pour se rattraper avec les cerises qui à un certain temps étaient devenues une source de revenus non négligeable. Ceux qui ont investi dans l’arboriculture fruitière ont dû vite, déchanter devant ce fléau. « Traiter quelques cerisiers pour 2 000 dinars, c’est déjà cher, mais lorsqu’il s’agit d’intervenir deux fois l’an, sur chaque arbre, la mission devient impossible sans l’aide de l’Etat », reconnaît un paysan. Si la grêle se met à tomber, comme chaque année en cette période, les amateurs de cerises devront attendre l’année prochaine pour satisfaire leur gourmandise.

A moins qu’un quelconque importateur ne s’en mêle pour nous proposer des fruits rouges, venus d’ailleurs.

Nacer B.