Les retombées du mildiou

Ce qui est à craindre lors du prochain arrachage de pommes de terre, qui s’effectuera dès fin mai et jusqu’à la mi-juin, ce n’est pas tant la partie qui sera dégagée à la consommation, risquant d’être atteinte du mildiou, mais bien à « l’immense tonnage » qu’on réutilisera pour les semis du 15 août prochain. Le camouflage du tubercule infecté, dont se servira le spéculateur activant dans ce créneau, est trop astucieux pour que l’agriculteur acheteur puisse le soupçonner ou le démasquer.

Le produit agricole infecté à l’intérieur présente l’apparence d’un plant sain, vu qu’il sera maintenu à des températures défavorables à l’activité du parasite.

Autrement dit, le mildiou de la pomme de terre est actif uniquement entre 8° et 18°C, une température inférieure à 8° ou au-dessus de 18°C stoppe pour un moment sa progression. Ainsi, dès l’arrachage, le spéculateur acheminera illico-presto les semences vers les chambres froides, qu’il réglera sur une température de 6°C, ce qui retardera l’apparition de la maladie.

O. S.