Les carrefours, goulots d’étranglement

En ville, la circulation est généralement difficile au niveau des carrefours qui ne doivent en aucun cas être encombrés.

Paradoxalement, c’est à ces endroits, que les responsables de la commune de Aïn El Hammam ont jeté leur dévolu pour y installer des stations de fourgons de transport de voyageurs.

Du coup, la multiplication des véhicules aidant, l’espace se réduit comme peau de chagrin ; ce qui entrave sérieusement le mouvement des véhicules particuliers qui doivent, souvent, laisser la priorité aux transporteurs, lors de leurs interminables manœuvres.

Ainsi, le bouchon du carrefour d’Abi Youcef se répercute sur la circulation de tout le boulevard de la poste jusqu’au carrefour d’Aït Yahia où l’on retrouve un scénario identique, lorsque ce n’est pas pire.

C’est ici, en effet que se rejoignent les quatre rues adjacentes, déversant sur la ville leurs flots d’automobiles, venant d’Ath Yahia, d’Ath Menguellet ou d’Ath Bouyoucef.

C’est aussi là, que se trouve l’autre point de ralliement des fourgons, des taxis et des bus à destination de Tizi Ouzou. Aux heures de pointe, particulièrement vers huit heures du matin, il n’est pas recommandé, pour les fonctionnaires d’y être bloqués, car dans ce cas, le retard est assuré.

La mêlée est alors, inextricable. Aïn El Hammam est devenu une plaque tournante pour qui vient des communes limitrophes et même d’Iferhounene ou des Ouacifs. Il est vrai que, quelle que soit leur destination, les voyageurs doivent emprunter ce carrefour, un passage obligé, depuis que la rue Colonel Amirouche est défoncée. Les jours de marché, il n’est pas rare de voir les automobilistes subir la corvée de la circulation « pare-chocs contre pare-chocs » et faire ainsi le tour de la ville, les nerfs à fleur de peau.

En cas d’accident, ni les pompiers ni la police, ne peuvent porter secours aux blessés. Devant cette anarchie matinale où tout le monde est pressé, personne n’est disposé à céder la priorité.

Des invectives, des altercations sont le lot quotidien des habitués du croisement. Si en 2007, les automobilistes arrivent, toujours à se sortir de ce « guêpier » malgré les difficultés, qu’en sera-t-il, alors, à l’avenir, avec le nombre de véhicules, sans cesse grandissant.

Surtout qu’à notre connaissance, aucun plan de circulation, n’est prévu pour l’avenir.

Nacer B.