« Le taux de participation de 35.61% annoncé officiellement, dont une bonne part de suffrages blancs, montre de façon substantielle les limites du système politique actuel où le rôle du parlementaire semble, aux yeux du citoyen, de plus en plus accessoire, voire même inutile ».
C’est ainsi qu’analyse la coordination des archs, daïras et communes de Tizi-Ouzou (CADC) les résultats des dernières législatives, dans une déclaration rendue publique hier. Ses rédacteurs constatent que dans les pays « aux vieilles traditions démocratiques », ce taux peut être pris « avec légèreté » dès lors, estiment-il, « où les canaux d’expression sont multiples ». Dans notre pays, il est plutôt « sujet d’inquiétude car porteur de dangers imprévisibles ». Selon les délégués des archs, ce taux insignifiant, outre qu’il porte un cinglant discrédit à la classe politique, « accentue davantage le déficit en matière de représentativité démocratique et institutionnel ».
Ce faisant et dans ce type de configuration, poursuivent-ils, « où le vote rentier prend naturellement le dessus sur le vote utile », les institutions élues se retrouvent « trop affaiblies pour prétendre à jouer un quelconque rôle potentiel » de défense des intérêts du peuple.
Plus loin, les archs recommandent au futur président de la République « sitôt élu », de dissoudre l’actuelle APN « frappée d’un déficit de légitimité et réformer le cadre politique en vigueur », s’il veut crédibiliser son action politique.
Le mouvement des archs réitère son exigence à accélérer le processus de mise en œuvre de la plate-forme d’El Kseur, seul projet selon eux, à même de conduire à l’instauration d’une véritable République démocratique et sociale.
Yassine Mohellebi
