De l’enclavement au désenclavement

Terminées la boue en hiver ainsi que la poussière, en été : la route reliant le village Chekouh au chemin de wilaya n° 5 sera goudronnée. En effet, après une longue attente, les habitants du village Chekouh vont enfin en finir avec le calvaire vécu des années durant. Car, parmi les projets octroyés à la commune d’Ath Laâziz dans le cadre de PCD 2007, figure le projet d’aménagement de la route reliant Chekouh au CW n°5.

Il est utile de souligner que le village regroupe deux petits hameaux à savoir Chekouh Oufella et Chekouh Bwada (Thamsawth) regroupant une centaine de familles. Mais la prise en charge de l’une des préoccupations majeures de la population est réellement une bouffée d’oxygène. Selon la fiche technique du projet, les travaux porteront sur les terrassements, gabionnage, réalisation d’un dalot en béton armé et assainissement des eaux. Pour rappel, la piste de Chekouh a été ouverte grâce aux efforts des adhérents de l’association du village, en 1978, lorsque Ath Laâziz dépendait encore de la commune de Bouira. Depuis, aucune opération d’aménagement n’a eu lieu. Quelques habitants se sont mobilisés pour demander le revêtement de la route. En attendant le lancement de l’avis d’appel d’offres pour le « choix » d’une entreprise, le premier responsable de la commune d’Ath Laâziz estime que le lancement du projet aura lieu avant l’hiver. Les familles de Chekouh endurent aussi le problème de la pénurie d’eau potable. En effet, aussi bien qu’en été en hiver, l’eau coule toujours aussi timidement. Pour atténuer ce manque, les habitants du village ont bénéficié d’un projet octroyé par l’APW de Bouira d’un montant de 2 millions de dinars pour la réalisation d’un réservoir d’eau. Mais l’opération a été abandonnée et il a fallu attendre la deuxième tranche du projet estimé à 90 millions de centimes. Après la réalisation de ces deux projets, deux bourgs de Chekouh vont pouvoir connaître de meilleures conditions. Il est utile de préciser que cela aiderait à freiner le phénomène de l’exode rural.

Amar Fedjkhi