Donc, c’est hier que s’est ouverte la réunion annuelle des huit puissances les plus industrialisées de la planète (G8). Celle-ci qui se déroule sous la présidence de l’Allemagne, a comme thèmes principaux le réchauffement climatique, ainsi que des problèmes majeurs internationaux dont le Kosovo, l’Iran et le bouclier anti-missiles américain, et enfin le développement de l’Afrique. Sur ce point précis, les représentants du continent africain, dont le président algérien Abdelaziz Bouteflika, doivent accorder leurs violons, dans l’intention de » pousser « , ces pays à tenir leurs engagements vis-à-vis de l’Afrique. En effet, les pays riches du G8 sont actuellement dans le collimateur de l’Afrique et des ONG qui les accusent de ne pas être à la hauteur de leurs engagements envers les nations les plus pauvres, au moment où la Chine délie sans compter les cordons de sa bourse pour le continent noir. Pour mémoire, les huit principaux pays industrialisés, ont décidés, il y a deux ans, soit en 2005, en Ecosse, d’une part annuler la dette multilatérale des 18 pays les plus démunis et d’autre part doubler le montant annuel de l’aide à ces nations d’ici 2010, par rapport à 2004, soit 50 milliards de dollars en plus. Le premier objectif, de l’avis des africains, a été atteint. Pour ce qui est du deuxième, la situation n’a pas changé d’un iota. » Le G8 est confronté à une crise de crédibilité en ce qui concerne l’Afrique « , a jugé un responsable européen, cité hier pas les agences. S’agissant de l’Algérie, le chef de l’Etat, aura donc, à faire une opération de charme, qui consiste en la » vente » la bonne image de notre pays, mais aussi, défendre les intérêts des pays africains. Il faut avouer, en effet, que Bouteflika, depuis son intronisation à la magistrature suprême de l’Algérie, s’est imposé en devant de la scène africaine, avec ses positions courageuses et fermes à la faveur des pays les plus démunis. Pour ce qui est de l’entrevue de cette année, elle a comme point nodal, le réchauffement climatique. En effet, la chancelière Allemande, Angela Merkel, a appelé hier les pays du G8 à agir avec détermination contre le réchauffement climatique, qui menace sérieusement la planète, alors que les Etats-Unis refusent toujours d’accepter des mesures contraignantes, rapportent des agences. » Le changement climatique accéléré constitue une menace sérieuse » a-t-elle précisé. » Si nous ne l’arrêtons pas, nous connaîtrons des problèmes environnementaux très graves avec des implications économiques considérables. C’est pourquoi il est nécessaire que la communauté internationale agisse de manière déterminée » indique la même source. S’agissant du programme officiel du sommet, il a été question hier d’un dîner informel, regroupant touts les présents, ainsi que le début des travaux aujourd’hui. Pour ce qui est du dernier jour, soit demain, des conférences de presse, sanctionnant la rencontre seront organisées par les premiers responsables de chaque nation. Des rencontres bilatérales entre les présidents de chaque pays marqueront certainement le rendez-vous de Berlin. Selon les agences, une rencontre entre Bouteflika et Sarkozy, sera tenue, où les deux présidents, auront, pour la première fois, discuter en tête à tête des questions concernant les deux pays, en sus, de celles relatives aux problèmes internationaux. Pour ce qui est des participants, des destins croisés, pour quatre personnalités, marquent cet événement mondial. Il s’agit primo du Premier ministre britannique Tony Blair, qui quittera Downing Street dans vingt jours ainsi que le Russe Vladimir Poutine, pour qui, son second mandat s’achève en mai 2008. Ces derniers, représenteront, a cet effet, pour la dernière fois leurs pays respectifs, et par ricochet, feront leurs adieux. Secondo, du Président Nicolas Sarkozy, fraîchement élu à la tête de la France, et le Premier ministre japonais Shinzo Abe, qui s’apprêtent à faire leurs premiers pas dans ce cénacle du Club des Huit.
Salah Benreguia
