En vue de réaliser un documentaire, une équipe de France 3 à Azib N’cheikh

Du 08 au 12 de ce mois, une équipe de tournage de la Chaîne de télévision publique française France 3, a été, en l’espace de 2 jours, l’hôte du village Azib N’cheikh dépendant de la commune de Aïn Zaouia.

Le séjour de cette équipe de professionnels dans le domaine de l’audiovisuel s’inscrit dans le cadre de la réalisation d’un film documentaire au profit de la célèbre émission « Strip-tease » que diffuse la chaîne périodiquement en deuxième partie de la soirée. Le sujet porte essentiellement sur le retour d’un homme — plutôt un jeune — dans le village de son père une manière particulière et dans la région de Kabylie, en général.

Sans faire l’objet d’un quelconque commentaire, ce documentaire ne dérogera pas à la règle et principes d’un moyen métrage (52 mn). Il faut tenir compte seulement des prises en vue de la caméra avec l’enchaînement d’événements axé sur le suivi du quotidien du principal personnage, en l’occurrence Salah, fils d’un Algérien et d’une Espagnole vivant en France. Ce brassage culturel est au centre des scènes refilmées à Paris, lors de la première étape du tournage qui s’est étalée sur plusieurs jours et où les relations familiales, notamment celle reliant le jeune français, issu de l’immigration à sa mère ont été établies. Au pays, à savoir dans le village natal du père, le personnage du film était beaucoup plus en quête de ses racines, en essayant de retrouver au moins une partie de son identité. Sans aucune mise en scène établie à l’avance, l’équipe de tournage composée de trois personnes Aline Morcillo (réalisatrice), Hugues Bolo (opérateur de prise de son) Eric Suzen (cameraman) ont laissé les choses se passer, tout en respectant la spontanéité de chaque moment vécu au sein de la famille, particulièrement au cours d’un dialogue tournant autour de sujets rattachés à la vie dans l’Hexagone et au pays, et les contrastes entre les deux.

Et pour élargir un peu le quotidien de Salah en dehors de la demeure familiale, au deuxième jour du tournage, les invités de l’Azib N’cheikh sont allés à la découverte de la Kabylie profonde, représentée par les villages de Ath Yenni, de Larbaâ, de Aïn El-Hammam… avant qu’une journée ne soit consacrée à la découverte de la vie mondaine dans un grand hôtel à Alger, une manière de faire la comparaison entre un milieu social défavorisé et un autre s’inspirant d’un modèle profitant uniquement aux riches.

Tout compte fait, au-delà de la mission dont fut chargée l’équipe venant de l’autre rive de la Méditerranée, les éléments la constituant ont pu profiter de ce séjour pour découvrir la Kabylie, qu’ils estiment vouloir revenir un jour la visiter en touristes.

M. Haddadi