“Des fils électriques menaçants survolent mon toit, et je vis dans une angoisse permanente”. Cette petite phrase revient toujours dans les discussions de certains citoyens au village Tifra. Village typiquement kabyle, avec des habitations emboîtées les uns aux autres, se serrant, se superposant, Tifra, souffre de son réseau électrique. “Datant de Mathusalem”, selon les mots bien inspirés d’un citoyen “électriquement” ulcéré, ce réseau passant sans protection au ras des murs, des fenêtres, des toits, a, de tout temps, causé des soucis aux villageois, pas seulement des soucis, mais aussi des accidents. Une personne a été électrocutée sur sa dalle il n’y a pas longtemps. Ce type d’incident aurait à lui seul suffi à pousser les autorités à se pencher sur ce problème, maintes fois soulevé par les citoyens.
Le bon sens voudrait qu’on réagisse avant que des accidents plus dramatiques ne surviennent. Une petite inspection sur les lieux des services concernés, les renseignera mieux que quiconque de la dangerosité de ce réseau en certains endroits. “Une ligne électrique en fils torsadés, voilà la solution à notre problème !”, nous a déclaré un des délégués du village.
En sus de la menace qu’elle fait peser particulièrement sur certaines habitations, cette ligne électrique au moindre vent, à la moindre tempête, s’entremêle, s’enchevêtre, et c’est le noir dans certains quartiers ou dans le village entier.
“S’ils ne peuvent pas refaire tout le réseau faute de budget” nous dit un autre citoyen, qu’“ils refassent au moins les endroits les plus dangereux !” Sujet “brûlant”, “électrique”, l’électricité à Tifra provoquera toujours, chez certains, des étincelles.
Boualem B.
