On a beau dénoncer les malversations de l’administration, les tentatives de fraude, voire des fraudes avérées, le suffrage universel reste l’expression directe de la démocratie.
En dépit des faiblesses et des manquements constatés, les élections algériennes sont certainement les plus pluralistes du Maghreb et du monde arabe. Depuis 1988, en effet, on a vu surgir une multitude de formations politiques, de tous bords et de toutes tendances, remplissant un champ politique jusque là occupé par le parti et la pensée unique.
Certes, beaucoup de formations étaient factices, et des errements devaient conduire, comme on le sait, à la triste expérience de 1991.
Mais l’impulsion était donnée : les Algériens devaient prendre goût au jeu démocratique, au débat contradictoire et aux luttes partisanes. L’éclosion d’une presse indépendante devait renforcer la démocratie. Aujourd’hui, et beaucoup d’observateurs étrangers, le soutiennent, la presse algérienne est la plus libre du monde arabe.
Que l’on compare avec les pays voisins où la presse est bâillonnée, les journalistes jetés en prison pour fait d’opposition avec les gouvernants… en Algérie on peut tout critiquer, tout dénoncer, défendre les opinions les plus opposées. . Les seules limitations sont celles qu’impose la liberté des autres.
Les élections législatives seront encore l’occasion de l’affrontement des idées, avec l’apparition sur le terrain, de nouvelles figures, telles celles de l’UDR, qui apporteront une nouvelle vision de la démocratie et des luttes pour les libertés.
S. Aït Larba
