L’OIAC au chevet des pays africains

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Intervenant à l’ouverture des travaux de l’Atelier sur « L’universalité de la mise en œuvre de la Convention pour l’interdiction des armes chimiques en Afrique » prévus sur deux jours, M. Pfirter lancera un appel aux pays africains, dans le but, de « formuler leurs besoins pour une prise en charge dans le cadre de la mise en oeuvre de cette convention. »

Il précisera, à cet effet, qu’il a chargé le responsable de la Division de la coopération internationale de l’Organisation, afin d’élaborer un programme spécial pour l’Afrique, dont l’objectif est de répondre aux attentes de la Convention, en félicitant au passage, le Continent noir, pour son action en faveur de la paix dans le monde, malgré les difficultés économiques qu’il connaît. Cette rencontre est une occasion pour le DG de l’Organisation qui annoncera l’adhésion prochaine de la République du Congo à la Convention, portant ainsi le nombre de pays membres à 183. Il soulignera, en outre, que son Organisation doit continuer à « faire preuve de persuasion notamment dans la région du Proche-Orient afin d’amener des pays comme l’Irak et le Liban à signer la Convention. » Dans le même contexte, le responsable de l’OIAC indiquera que l’application des dispositions de ce document « permet de lutter contre le terrorisme utilisant des produits chimiques ». Outre la bonne coopération entre l’organisation qu’il dirige et l’Algérie, ce dernier mettra en exergue l’appui constant de notre pays à l’OIAC. Il fera remarquer, par ailleurs, que les 182 pays signataires de la Convention représentent 98% de la population mondiale, ajoutant cependant que la mise en œuvre de ces dispositions, entrées en vigueur en 1997, accuse un retard. Il soulignera, à cet effet, que le délai de cette mise en œuvre est prolongé à 2012, relevant, dans ce cadre, les contraintes législatives internes inhérentes à certains pays. Dans le même sillage, il précisera, encore une fois, que près de 90% des installations déclarées de fabrication d’armes chimiques ont déjà été, soit détruites, soit converties à des fins pacifiques et que plus de 30% des huit millions et demie d’armes chimiques déclarées, sous formes de munitions, ont été détruites après vérification. Il exhortera, encore une fois, à encourager la coopération internationale dans l’utilisation des produits chimiques à des fins pacifiques tout en empêchant la réapparition des armes chimiques.

De son côté, le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci qui présidera la cérémonie d’ouverture, réaffirmera l’attachement de l’Algérie à la cause du désarmement et à la sécurité internationale ainsi qu’à la promotion de la paix et du développement en Afrique. Et d’ajouter que l’Algérie est pleinement engagée en faveur de l’effort d’universalisation de la Convention pour l’interdiction des armes chimiques.

L’ambassadeur de la République d’Allemagne à Alger qui lira la déclaration de la présidence de l’Union européenne (UE), relèvera, pour sa part, les efforts et le rôle constructif de l’Algérie dans ce domaine. Il affirmera, par ailleurs, que cet Atelier se tiendra avec « l’appui financier » de l’UE.

Il annoncera, à cet effet, que l’UE encourage les pays à adhérer à cette Convention, faisant remarquer notamment, que seuls les Etats parties bénéficient de la commercialisation de certains produits chimiques. L’Atelier sur l’universalité de la mise en œuvre de la Convention pour l’interdiction des armes chimiques en Afrique coïncidant avec le 10e anniversaire de cette convention et, dont les travaux se poursuivront aujourd’hui, mardi, à huis clos. Cet Atelier traitera plusieurs thèmes. Il s’agit notamment de thèmes relatifs aux efforts visant à promouvoir l’universalité de la Convention, la promotion de la coopération entre l’Union africaine et l’OIAC ainsi que l’appui de cette Organisation à la mise en œuvre nationale de la Convention sur l’interdiction des armes chimiques (CIAC) en Afrique.

Nabila Belbachir

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