8h40, premier atterrissage d’un avion de type Boeing d’Air Algérie en provenance d’Alger. 9h45, premier départ vers Paris-Orly. 10h15, un deuxième appareil de la compagnie Aigle-Azur arrivée en provenance de Paris… Bref, le rythme des arrivées-départs a repris de plus belle depuis hier matin. L’aéroport Soummam – Abane Ramdane de Béjaïa est de nouveau opérationnel au grand bonheur de ses usagers qui n’ont pas manqué d’afficher leur satisfaction de pouvoir, enfin, renouer contact avec les lieux.
En effet, ils étaient tous unanimes à déclarer que la nouvelle rapportée dernièrement par la presse portant sur la réouverture de l’aéroport a suscité chez eux une « immense joie » du fait qu’ils n’auront plus, désormais à se déplacer vers les aéroports de Sétif et d’Alger. Au total 15 vols hebdomadaires sont inscrits aux programmes d’Air Algérie et Aigle-Azur pour desservir Alger-Hassi Messaoud, Paris, Lyon et Marseille.
A titre de rappel, l’aéroport de Béjaïa est fermé depuis le 30 septembre 2006 suite à la dégradation de la piste d’atterrissage. Des travaux de réfection ont été effectués sur la piste d’atterrissage qui s’étend sur une longueur de 2 400 m et 45 m de largeur avec deux bretelles de 23 m. Des travaux d’aménagements ont été réalisés au niveau du parking et de légers liftings ont été apportés à l’aérogare.
Les travaux engagés ont nécessité la mobilisation d’une enveloppe financière de l’ordre de 600 millions de dinars dont la SNTP a pris en charge la réalisation du chantier avant que l’ANMA ne prenne le relais pour mettre en place le système de balisage. La réouverture de l’aéroport de Béjaïa est précédé le 16 du mois en cours par la promulgation d’un décret ministériel portant sur un nouveau statut pour les aéroports internationaux de catégorie B.
Il est à noter cependant, que les premiers couacs apparaissent déjà, au niveau de la salle des arrivées du fait que le tapis roulant pour bagages doté d’un scanner est en panne ce qui cause certains désagréments chez les passagers ainsi qu’aux agents des Douanes lesquels renvoient la balle dans le camp de l’EGSA.
Dalil Saïche
