Ils dénoncent la gestion des facultés de l’UMMTO – Des enseignants en grève

Suite à l’appel lancé par le Conseil national de l’enseignement supérieur (CNESTO), les enseignants de l’université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou ont observé hier, une journée de protestation. Cette décision a été prise à l’issue d’une assemblée générale, tenue en date du 9 avril en cours, lit-on sur l’affiche de l’appel à la grève du CNESTO. Dans le même document, ledit conseil convie l’ensemble des enseignants à la tenue d’une assemblée le même jour, au niveau de la faculté des sciences biologiques et sciences agronomiques pour, indique-t-il, la poursuite du débat et la prise de décisions concernant tous les points, ainsi que l’arrêt des modalités de réélection et de renforcement de la composante du conseil syndical du CNESTO. En effet, le CNESTO explique, à travers le document, que la journée de protestation a été initiée pour « dénoncer les atteintes à la dignité à l’honneur et aux droits des enseignantes et enseignants et les tentatives de remise en cause de leurs droits et leurs libertés syndicales, ainsi que le piétinement que subissent le métier d’enseignant et la déontologie universitaire ». Les rédacteurs du document pointent du doigt la gestion des facultés qu’ils qualifient de « catastrophique » et crient au complot visant l’éclatement de l’université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou. Ils justifient également leur action en affirmant qu’ils disent non à la stratégie des mesures dilatoires opposée à la demande légitime et légale des enseignants de reconnaissance pleine et entière du statut du doctorat d’Etat pour le doctorat es-sciences. De plus, les signataires du documents relèvent ce qu’ils qualifient d’opacité dans la gestion des œuvres sociales, les blocages prémédités dans la concrétisation des programmes de logements dont a bénéficié l’UMMTO depuis 2004, ainsi que le refus de l’inscription d’autres programmes à même de répondre aux besoins urgents des enseignants non logés.

Samira Bouabdellah