DDK : D’abord, peut-on connaître votre première réaction après votre limogeage?
La Dépêche de Kabylie :
Lyes Izri : Il ne s’agit nullement d’un limogeage. Pour preuve, quelques jours auparavant le président et le staff ont vanté mes qualités donc il s’agit bien d’un coup bas monté par Aït Djoudi et Benhamlat. Car à ma connaissance, on limoge quelqu’un pour incompétence ou faute grave mais concernant mon cas et au risque de me répéter. Il s’agit bel et bien d’un complot tramé par le duo Aït Djoudi-Benhamlat contre moi.
Mais tout le monde sentait depuis déjà quelques temps que vous étiez sur le sellette…
Oui, je le savais moi-même,mais j’ai été conseillé par des amis pour continuer à travailler et laisser venir les comploteurs. Le problème entre moi et Aït Djoudi remonte à plusieurs mois. Tout a commencé après le match aller face au CRB. On a été convoqué au bureau par Amar Makhtour pour discuter, connaissant bien Aït Djoudi, Saib ne s’était pas présenté ce- jour là. Etant le seul rescapé de l’ancien staff, j’avais alors pris la parole pour faire le bilan. Mais à ma grande surprise,Aït Djoudi m’a juste après interpellé pour me dire que la prochaine fois, il vaudrait que je me confie à lui, car on a affaire à des gens difficiles à manier m’avait-il lancé. En me découvrant un peu plus par la suite, lorsque je prenais la parole mors des réunions avec les joueurs, Aït Djoudi n’a pas trouvé mieux de me sommer de ne plus parler aux joueurs en français. Mais je ne l’ai pas écouter, car je ne voulais pas marcher dans ses combines.
Quelle a été sa réaction?
Il a été voir Hannachi pour lui dire que Izri ne peut pas donner plus que ça
Quelle a été la réponse de Hannachi?
Hannachi lui a tout simplement répliqué qu’Izri est le seul à décider de son sort et cela n’a pas été évidemment a son goût d’oû il m’a alors soumis à une navette Alger-Tizi Ouzou au moment où l’équipe se préparait à Alger. Il croyait que par ces méthodes malhonnêtes j’allais jeter l’éponge. Il nous a fait subir des misères par ses méthodes machiavéliques à moi et au préparateur physique.
Pouvez-vous nous en citer quelques-unes?
Je citerai une seule qui suffira pour découvrir les méthodes « assassines » de Ait Djoudi. Lors du match joué à Sétif. Il avait demandé à Meziani, le préparateur physique de rester à Tizi-Ouzou pour entraînerl e groupe qui n’étais pas ce- jour-là du déplacement. Le lendemain Meziani avait exécuté le programme avant de prendre ensuite la direction de Sétif à bord de mon véhicule pour faire sur place la séance d’échauffement au groupe avant le match. Je trouve ça assassin de la part de Aït Djoudi c’est une honte que la JSK soit gérée par Aït Djoudi et Benhamlat.
Pourquoi avoir attendu tout ce temps pour parler?
Je ne voulais rien dire et j’ai tout fais pour éviter la polémique. Mais si j’ai décidé d’en parler, c’est par rapport à la manière dont j’ai été écarté. Personne n’a eu le courage de me dire les choses en face et je trouve ça indigne de la part de ceux qui se prétendent être des responsables. Ce sont des gens qui n’assument pas.
Qu’en est-il du président?
Pour ce qui est de Hannachi par respect à sa grande famille que je respecte beaucoup, j’ai décidé de déverser tout ce que j’ai dans le coeur de que j’aurai l’occasion de le croiser.
Donc vous pensez que Aït Djoudi n’est pas à sa place?
Absolument, Aït Djoudi n’a pas l’envergure pour entraîner la JSK. Il ne fait rien pour faire avancer l’équipe. A part les séance physiques dispensées par Hamid Meziani, le reste du travail qu’il effectue, consiste à des sixtes comme au bon vieux temps oû on étais gamin, et cela reste un travail insuffisant pour une équipe comme la JSK qui joue sur tous les fronts. C’est vrai que les résultats sont là, mais cela ne devrait pas occulter le marasme dont lequel se débat le club. C’est une honte d’avoir Ait Djoudi comme entraîneur et Benhamlat comme manager. Quelqu’un qui ne sait ni lire ni écrire et qui ne maîtrise même pas sa langue maternelle, contrairement à Hakim Meddane lequel maîtrise cinq langues. C’est malheureux que des anciens joueurs comme Ayache qui est médecin, Ait Abdera Ahmane ingénieur ou entre autres Karouf qui est doté d’une culture générale extraordinaire ne travaillent pas au club. Mais on ne leur fais pas appel a eux parce que ce sont des enfants de la Kabylie. On ramène des personnes auxqelles on dicte ce qu’elles doivent faire.
Est-ce à dire que Ait Djoudi ne décide de rien?
Aït Djoudi n’a jamais décidé seul. Je me souviens lors du match face à Mangasport, c’étais la guerre dans les vestiaires entre le président et l’entraîneur au sujet de la titularisation de Marek. Marek étais un joueur dont on ne voulais pas à la JSk. Ait Djoudi n’avait pas le pouvoir d’imposer son onze entrant.
Y a- t-il d’autres exemples du genre…
Contre Coton Sport, Aït Djoudi a écarté Zafour et a demandé à Abdeslam de rester sur le banc. Ce dernier avait réagi en disant à Ait Djoudi d’assumer ses responsabilités. Après ça les choses ont tourné autrement et c’étais Hamlaoui qui s’est retrouvé sur le banc. Et comme Dieu existe, c’était ce même joueur qui avait offert le but de qualification à la JSK; sans ce but de Hamlaoui,la JSK ne disputera pas aujourd’hui les poules de la Ligue des champions. Mais quelque temps après,ce même Hamlaoui avait été interdit de s’entraîner avec le groupe parce qu’il aurait soi-disant négocié avec l’USM Annaba. Il y a aussi cette affaire de Wassiou. Durant tout le mercato d’hiver, AÎt Djoudi avait tout fait pour le libérer. Il ne voulais pas de lui et il ne cessait de critiquer afin de le pousser vers la sortie. Heureusement que Hannachi n’a pas marché dans son jeu, sinon aujourd’hui Wassiou ne serait plus à la JSK.
Comme je l’ai dit,Aït Djoudi a tout fais pour transférer Wassiou au mercato mais rien n’empêche, il s’est rendu compte qu’il avait besoin de ses services. La preuve, dernièrement Ait Djoudi a demandé à un dirigeant de faire tomber le véhicule en panne pour empêcher le même joueur de se rendre au Bénin pour le faire jouer face à l’USM Alger dans le match des demi-finales de la Coupe d’Algerie. Heureusement que ce même dirigeant n’a pas marché dans la combine en lui disant que si le joueur ne répondait pas à la convocation, ce sera la JSK qui payera.
Un autre exemple de la méthode Ait Djoudi : Il s’est déplacé à Oran pour y affronter le MCO dans un match décisif sans staff technique. Idem pour le match des demi-finales de la Coupe d’Algerie face à l’USMA.
On vous laisse conclure…
Je veux dire à Ait Djoudi d’aller entraîner une équipe à sa taille et non la JSK et à Benhamlat de quitter le club,car il n’a pas de place à la JSK. C’est quelqu’un qui n’avait pas remis les pieds à Tizi-Ouzou depuis qu’il y avait cessé de jouer avant qu’il ne soit rappelé pour se voir offrir un poste pour lequel il n’a pas les qualités requises pour l’assumer. C’est un manager qui travaille par téléphone. Il ne sait faire rien d’autre que parler au téléphone. Voila comment ce manager gére les affaires d’un club aussi prestigieux.
Permettez-moi avant de finir de souhaiter bonne chance à Aomar Hamenad dans son poste d’entraîneur des gardiens. J’en’ ai rien contre lui, au contraire j’espère le voir mener à bien sa mission. Si j’ai fini par dire toutes ces vérités ce n’est pas pour me faire connaître moi qui refuse de donner des entretiens à la presse. C’est tout simplement par amour pour la JSK, je lance ce S. O. S car il y a feu en la demeure.
S. K.
